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Les équipementiers auto souffrent......

L'activité des équipementiers automobiles en France a chuté de 8% au premier trimestre à cause de la baisse des marchés européens, selon des chiffres publiés aujourd'hui par la Fédération des industries des équipements pour véhicules (Fiev).

Les ventes des usines implantées en France ont reculé à 6,09 milliards en raison de "la baisse des marchés européens" et du "contrecoup de l'effet +prime à la casse+ encore observé au premier trimestre de 2011", selon un communiqué. Sont concernées les activités des sites des français de Faurecia, Valeo et Plastic Omnium mais aussi d'équipementiers étrangers comme les allemands Bosch et Continental, l'américain Delphi, le britannique GKN, le suédois Autoliv, etc.
Sur l'ensemble de 2011, l'activité a en revanche progressé de 4,3% à 18,6 milliards, mais sans retrouver ses niveaux d'avant la crise. Les ventes de pièces pour les constructeurs automobiles ont progressé de 4,5% à 15,8 milliards en 2011, tandis que les ventes de pièces de rechange en France et à l'étranger ont crû de 3,2% à 2,9 milliards. Les exportations, qui représentent 52% du total des ventes, sont aussi en hausse, de 5,5% par rapport à 2010. "Avec plus de 85.000 personnes employées au 31 décembre 2011, les effectifs de la profession se sont néanmoins contractés de 3%", précise la Fiev.

Pièces détachées
Des augmentations injustifiées

Vous trouvez les pièces détachées automobiles trop chères ? Rien d'étonnant : deux enquêtes récentes confirment que leur tarif a augmenté de manière disproportionnée ces dernières années.

À maintes reprises dans nos colonnes, nous avons dénoncé le monopole des constructeurs automobiles sur les pièces détachées "visibles" : éléments de carrosserie, rétroviseurs, etc. Ils profitent, en effet, d’une loi sur la propriété intellectuelle pour interdire à tout concurrent de reproduire le dessin de ces pièces, ce qui leur permet de maintenir des tarifs parfois prohibitifs.
L’association UFC-Que choisir a relevé qu’entre 2005 et 2010, les tarifs de ces pièces ont augmenté en moyenne de 26 %, contre 7,6 % "seulement" pour les prix à la consommation ! Les assureurs enfoncent le clou, avec une étude de leur organisme commun, le SRA, courant sur la période 2005-2011, soit une année de plus que l'UFC. Leur panier de pièces témoins inclut tous les éléments pouvant être touchés lors d’une collision : aile, capot, bouclier, bloc optique, mais aussi radiateur. Leur constat est éloquent : cette fois, le panier a augmenté de plus de 30 % en six ans, alors que l’indice des prix à la consommation n’a varié, lui, "que" de 9,8 % (source : INSEE). Une inflation tarifaire que ne justifie nullement le prétendu surenchérissement du coût des matières premières. Toutefois, toutes les marques ne "se sucrent" pas de la même manière

Le graphique ci-dessous fait apparaître les plus vertueuses… et les plus voraces

Marché Automobile
En effet, selon les dernières statistiques de l'Association des importateurs des véhicules au Maroc (Aivam), il n'y a pas eu de grande baisse des ventes en avril, puisque 9.693 véhicules ont été écoulés le mois dernier, contre 9.748 véhicules en avril 2011, soit seulement une légère baisse. C'est vrai que ce volume est en régression par rapport aux ventes enregistrées en mars dernier, mais il est dans la moyenne des ventes des autres mois de cette année, qui se sont élevées à 9.613 unités en février et 9.752 unités en janvier 2012.
S'agissant des quatre premiers mois de l'année en cours, les ventes sont toujours en progression par rapport à la même période de l'année précédente. Toujours selon l'Aivam, 39.894 véhicules ont été vendus à fin avril dernier, contre 36.373 véhicules vendus à fin avril 2011. Les ventes des véhicules particuliers (VP) ont enregistré une progression de 11,90 %, à 35.678 immatriculations. En revanche, les véhicules utilitaires (VUL) sont en chute de 6 % (4.216 unités écoulées à fin avril de l'année en cours, contre 4.486 ventes à fin avril 2011).
Renault + Dacia: 42,2 % du marché global en avril
Le groupe Renault, à travers ses deux marques Renault et Dacia, a commercialisé 4.091 véhicules en avril atteignant ainsi une part de marché de 42,2 %. Au cumul de l'année, le Groupe a réalisé 16.031 ventes, soit une progression de 22,3 % par rapport à la même période en 2011. À fin avril, le groupe atteint une part de marché cumulée historique de 40,2 %.
Avec 2.389 véhicules vendus, Dacia atteint une part de marché de 24,6 % sur le mois d'avril. Ainsi, en avril, près d'un véhicule sur quatre vendu au Maroc est une Dacia. La marque détient également la première place sur le marché marocain au cumul de l'année avec 9.036 véhicules vendus. Ceci représente une hausse de +23,17 % par rapport à la même période en 2011 et une part de marché de 22,7 % au cumul.

Les grèves en Allemagne prennent de l’ampleur

Au total, ce sont quelque 115 000 personnes qui ont pris part aux débrayages et autres rassemblements dans l’industrie allemande, selon les chiffres d’IG Metall diffusés ce 3 mai.

Les arrêts de travail les plus importants se déroulent en Bavière avec 46 000 ouvriers participant au mouvement dans 78 usines. En Rhénanie du nord-Westphalie (nord-ouest) et dans le Bade-Wurtemberg (sud), ce sont quelque 16 000 personnes qui sont en grève.
Au total, depuis le début du mouvement le week-end dernier, destiné à obtenir des hausses de salaire de 6,5%, IG Metall a dénombré 160 000 participants.
Les salariés manifestent suite à l’échec des négociations sur la convention collective du secteur de la métallurgie, qui emploie quelque 3,5 millions de salariés dans le pays.
IG Metall et le patronat en sont en effet à leur troisième round de négociations. Le syndicat a notamment rejeté l’une des propositions patronales en avril. Elle portait sur une hausse des salaires de 3% sur 14 mois.
Au début du mois, ce sont les deux millions de salariés de la fonction publique qui avaient obtenu 6,3% de hausse sur 2 ans, après avoir eux aussi eu recours à des grèves dans tout le pays.

"L’Allemagne aussi a baissé son temps de travail"

L’office fédéral des statistiques allemand Destatis a publié une étude comparant le marché du travail actuel avec celui de 1991. Eric Heyer, spécialiste à l’OFCE, analyse ces données pour L’Usine Nouvelle et les met en perspective avec le marché du travail en France.

L'Usine Nouvelle - Selon Destatis la productivité en Allemagne a bondi de 22% en 20 ans. Est-ce surprenant ?
Cela équivaut à une progression d’environ 1% par an. Ce qui est loin d’être extraordinaire. Ce chiffre est plutôt dans la norme. En France, on a plutôt tendance à dire qu’elle est supérieure à cela en taux de croissance. En Allemagne, le chiffre pourrait être meilleur, mais la crise est passée par là et a donc noirci un peu le tableau.

Que dire de la baisse du temps de travail en Allemagne, qui en 20 ans a reculé de 9% ?
Ce chiffre-là est plus remarquable. Elle met à mal l’idée selon laquelle seule la France a vu son temps de travail baisser avec l’instauration des 35 heures. Tous les pays ont baissé leur temps de travail en fait, et l’Allemagne aussi. La France l’a seulement fait légalement, là où l’Allemagne l’a fait en instaurant plus de temps partiel. Avant la crise, le pays a favorisé les embauches à temps partiel et donc la baisse des charges. Puis pendant la crise de 2008/2009, la baisse du temps de travail a été provoquée par la mise en place de mesures de chômage partiel. Au total, 1,5 million de salariés allemands étaient au chômage partiel, quand seulement 245 000 l’étaient en France.

Pourquoi un tel écart ?
C’était une question de stratégie et de politique. Le message en France n’était pas très clair durant la période de crise. Le gouvernement a mis en place des aides pour favoriser les heures supplémentaires d’un côté, le chômage partiel de l’autre. En Allemagne, la stratégie pour le chômage partiel était mieux gérée : on baissait le temps de travail pendant la période de baisse de productivité et on l’augmentait au moment de la reprise.

Le rapport de Destatis met aussi en lumière une progression du coût du travail en Allemagne de 47,5%. Comment l’analysez-vous ?
Oui, mais il précise surtout que le coût du travail réel (salaire +charges –productivité) a progressé de 20,2%. Il a donc assez peu augmenté sur 20 ans. Mais elle illustre la stratégie du pays d’inflation compétitive mise en place en 2002. A compter de cette date, l’Allemagne a diminué les salaires, a créé des mini-jobs ou des emplois à un euro de l’heure. Il a aussi instauré une "TVA sociale" en 2007. Autant de mesures qui ont favorisé sa compétitivité, notamment parce que les autres pays européens n’ont pas suivi de telles stratégies. Au final, l’Allemagne a gagné en compétitivité non par la hausse de sa productivité mais par une progression légère des coûts du travail.

Cette tendance va-t-elle perdurer ?
A court terme, elle fonctionne. Mais sur le plus long terme, c’est moins certain. Déjà les Allemands réclament à l’heure actuelle des hausses de salaire. L’effort demandé par le gouvernement durant la crise pourrait être effacé si les syndicats obtiennent ce qu’ils réclament, c’est –à-dire le partage de la croissance. Dans ce cas, l’Allemagne pourrait perdre des parts de marché.

A la faveur de ses voisins ?
Ce qui est complexe c’est que l’Allemagne est à la fois le concurrent et le partenaire de certains pays, comme la France. Si ces pays prennent des mesures d’austérité avec une baisse des revenus, une baisse des commandes auprès de l’Allemagne, ce pays risque de perdre des parts de marché, que grignoteront les autres pays. L’Allemagne ne pourra plus avoir que le commerce extérieur pour résister. Le pays risque dans ce cas de devoir redistribuer des salaires. Il ne faut pas trop attendre de cette stratégie car elle risque de prendre du temps et qu’elle dépend de beaucoup d’éléments externes. Mais elle peut jouer sur une nouvelle répartition des parts de marché en Europe. Une chose est sûre, tout se joue maintenant.

L’Allemagne a de quoi craindre ?
Pas vraiment. Car elle a réussi à conserver ses investissements même pendant la crise et à investir encore. A l’inverse, en France, les entreprises ont perdu en coûts mais pas en prix…Elles ont entamé leurs marges et ont donc rogné sur les investissements. Si bien que l’Allemagne garde de l’avance avec des marges et donc des gains de productivité.

Ghosn (Renault) a gagné près de 3 millions d'euros en 2011

Le salaire du PDG du constructeur automobile français Renault, Carlos Ghosn, a été l'an dernier de 2,89 millions d'euros, selon le document de référence publié sur son site internet.

Sa rémunération fixe s'élève à 1,23 million d'euros, la part variable à 1,599 millions, ce à quoi s'ajoutent des avantages en nature pour 13.104 euros et 48.000 euros de jetons de présence, qui récompensent sa présence aux réunions du conseil.

RENAULT : Information trimestrielle au 31 mars 2012

- Chiffre d'affaires du groupe Renault de 9 535 millions d'euros au premier trimestre 2012, en baisse de 8,6 % par rapport à la même période en 2011.
- Chiffre d'affaires de l'Automobile en baisse de 9,6 %.
- 638 498 unités vendues, en baisse de 7,9 % par rapport au premier trimestre 2011.
- Poursuite de la croissance de la marque Renault à l'international, notamment au Brésil et en Russie ; ventes hors Europe du Groupe en hausse de 12,3 % à 291 177 unités représentant 46 % des ventes totales et progression des parts de marché dans trois des quatre Régions hors d'Europe.
- Le groupe Renault affiche une part de marché de 9,1 % dans un marché européen en baisse de 8,1 %, avec notamment le marché français en baisse de 19,4 % par rapport au premier trimestre 2011.
- Confirmation de l'objectif d'un free cash flow opérationnel de l'Automobile positif en 2012.

Résultats commerciaux : faits marquants du premier trimestre 2012
Les ventes du groupe Renault atteignent 638 498 unités au premier trimestre 2012, en baisse de 7,9 % en raison d'un marché européen très défavorable. Dans un marché automobile mondial en croissance de 4,6 %, le Groupe poursuit sa progression à l'international avec une croissance de ses ventes supérieure au marché en Amériques, en Eurasie et en Euromed-Afrique.
En Europe, où le marché baisse de 8,1 %, les ventes du groupe Renault diminuent de 20,0 % et représentent 9,1 % du marché. La baisse des ventes a été particulièrement accentuée par un marché français en chute de 19,4 % au premier trimestre 2012 comparé au premier trimestre 2011 qui avait connu un pic d'activité généré par les livraisons des derniers véhicules bénéficiant des primes à la casse.
Avant le renouvellement de sa gamme, la marque Renault occupe la troisième position en Europe avec 7,6 % du marché véhicules particuliers (VP) et véhicules utilitaires (VU). Elle confirme son leadership sur le véhicule utilitaire avec une part de marché de 16,6 %.
La marque Dacia établit une part de marché VP+VU de 1,5 %, en très légère baisse (-0,1 point) par rapport à 2011.
Hors Europe, le groupe Renault confirme son dynamisme avec des ventes en hausse de 12,3 % au premier trimestre. 46 % des ventes totales du Groupe (+8 points) ont été réalisées hors Europe.
Dans la Région Eurasie, les volumes progressent de 27,5 % dans un marché en hausse de 17,7 %. Le marché russe confirme sa position de 4ème marché du Groupe.
Dans la Région Amériques, le Groupe enregistre une hausse de 14,9 % de ses ventes malgré le ralentissement de la croissance du marché qui progresse de 2,4 %. Le Brésil et l'Argentine font partie des cinq principaux marchés du Groupe. Au Brésil en particulier, les ventes de Renault progressent de 36,5 % dans un marché quasi stable pour une part de marché de 6,8 %.
Dans la Région Euromed-Afrique, les ventes sont en hausse de 7,6 %, dans un marché globalement stable (-0,1 %) en raison notamment de la forte chute du marché turc (-25,4 %), compensée par la poussée des marchés algérien (+39,5 %) et marocain (+13,5 %).
Dans la Région Asie-Pacifique, les volumes du Groupe progressent de 5,4 % dans un marché en hausse de 7,2 %.


Chiffre d'affaires du trimestre par secteur opérationnel
Au premier trimestre 2012, le chiffre d'affaires du Groupe atteint 9 535 millions d'euros, en baisse de 8,6 %[2] ou -8,4 % hors effet de change.

Le chiffre d'affaires de l'Automobile baisse de 9,6 % à 9 013 millions d'euros, en raison de la baisse des ventes. La diminution des ventes du Groupe, par rapport au premier trimestre de 2011, et le déstockage du réseau contribuent pour 10,1 points à cette baisse (y compris le changement du mix géographique de -1,2 point). Malgré un contexte commercial compétitif en Europe, l'impact mix/prix est positif de 2,2 points. L'effet de change est quasiment neutre à -0,2 point. Le solde de -1,5 point provient des autres activités, dont la vente de véhicules complets, de composants et d'organes mécaniques aux partenaires, pour -0,8 point.
Le Financement des ventes (RCI Banque) contribue au chiffre d'affaires du Groupe à hauteur de 522 millions d'euros, en augmentation de 12,0 % par rapport à la même période de 2011. L'encours productif moyen s'établit à 24,0 milliards d'euros au premier trimestre 2012, en hausse de 9,2 %, malgré une baisse de 5,8 % de la production de nouveaux contrats de financements qui atteignent 238 500.


Situation financière
Au premier trimestre, l'activité de refinancement du Groupe s'est poursuivie avec trois émissions obligataires de RCI Banque d'un montant total de 1,2 milliard d'euros (deux opérations sur le marché euro et une opération sur le marché du franc suisse) et s'agissant de l'activité automobile, une opération obligataire en euro de 250 millions, ainsi qu'un prêt moyen terme de 180 millions d'euros de la Banque européenne d'investissement.

Au 31 mars 2012 :
- l'Automobile dispose d'accords de crédits confirmés non tirés auprès d'établissements bancaires de premier plan pour 3,7 milliards d'euros ;

- les sécurités disponibles de RCI Banque (accords de crédits confirmés non tirés, créances mobilisables auprès de la Banque centrale européenne et trésorerie) s'élèvent à 6,4 milliards d'euros, permettant de couvrir plus de deux fois la totalité des encours de papiers commerciaux et de certificats de dépôts.

Perspectives
L'évolution contrastée des marchés automobiles dans le monde et l'activité du Groupe au premier trimestre sont conformes aux attentes. Cependant, la faiblesse du marché européen, et notamment français, a été plus importante que prévue. Cette baisse du marché européen devrait s'atténuer progressivement au deuxième trimestre en fonction des évolutions macro-économiques et d'une base de comparaison plus favorable. Le Groupe attend, pour l'année 2012, une croissance du marché mondial (VP+VU) de 4 % avec un marché européen en baisse de 3 à 4 % et un marché français en baisse de 7 à 8 %.

Le Groupe maintient son objectif d'un free cash flow opérationnel de l'Automobile positif pour l'année 2012, avec des frais de R&D et d'investissements inférieurs à 9 % du chiffre d'affaires et des volumes de ventes supérieurs à 2011.

Le Citan Mercedes, réplique du Kangoo, dévoilé au salon d'Amsterdam

Le premier fruit de l'alliance entre Mercedes et Renault-Nissan se montre très pragmatique. Il prend en effet la forme d'un Kangoo rebadgé, disponible pour les sociétés comme pour les particuliers.

S'il est un secteur où les rebadgeages sont monnaie courante, c'est bien celui des utilitaires. De nombreux modèles y sont proposés sous différents labels. Dans le cadre de l'accord signé entre Renault-Nissan et Daimler, il n'est donc pas étonnant de voir le Kangoo s'affubler d'une Etoile. D'autant que les designers ont revu son visage en profondeur. Fini les optiques rondouillardes, place à des phares plus acérés, qui évoquent la nouvelle Classe A. Rebaptisé Citan, le ludospace s'offre aussi une imposante calandre, ainsi qu'un bouclier plus anguleux. En revanche, poupe et profil ont tôt fait de rappeler ses origines. Présentée au salon de Hanovre, cet automne, la plus française des Mercedes débarquera en concessions dans la foulée.

Cet utilitaire sera produit à MCA Maubeuge sur les mêmes lignes de montage que le Renault Kangoo, figure de proue de l'usine sambrienne, et partagera l'essentielle de sa motorisation.
Le Citan est la première fourgonnette légère, compacte, estampillée Mercedes, avec intérieur, calandre et optique personnalisé, inspiré de la classe B. Il veut remplacer l'ancien ludospace Vaneo de la marque produit entre 2002 et 2005 qui, à l'époque, venait déjà concurrencer le Kangoo.

Un Citan électrique ?
Cette réplique du Renault Kangoo scelle le partenariat Renault-Daimler. Lors de son passage de témoin à Philippe Nottez en mars dernier, Antoine Doucerain, encore directeur de l'usine MCA, avait d'ailleurs salué la mise en place de ce partenariat et donc du projet Citan, il avait également relevé celui du Kangoo électrique.

Un premier terminal, concédé à Marsa Maroc, en chantier avancé

La capacité du complexe sera portée à 5,2 millions de conteneurs
Le chantier a démarré en juin 2010. La première phase sera achevée au 2ème semestre 2014. A fin mars, le chantier à plus de 40%

Malgré l’accident de parcours que constitue le deuxième semestre de 2011, Tanger
Med entend maintenir et développer son offre. Les travaux pour la réalisation de l’extension de Tanger Med II se poursuivent pour placer à terme cette plateforme portuaire comme la plus grande de la Méditerranée occidentale.
Le chantier a démarré en juin 2010. La première phase sera achevée au 2e semestre 2014, assure Mustapha Al Mouzani, directeur général délégué de l’autorité portuaire de Tanger
Med (TMPA). A fin mars, le chantier était réalisé à plus de 40%. Il sera achevé dans les délais prévus, insiste Al Mouzani.
C’est à cette date que devrait entrer en service le premier terminal concédé à Marsa Maroc. Ce dernier prévoit un investissement total de 320 millions d’euros (un peu plus de 3,8 milliards de DH) pour l’aménagement des superstructures et équipements nécessaires au bon fonctionnement du terminal. Ce dernier disposera d’un quai d’une longueur de 1.200 mètres et d’une capacité de traitement de 2,2 millions de conteneurs EVP. Il portera la capacité du complexe portuaire Tanger Med de 3 à 5,2 millions de conteneurs EVP.


Dans une seconde phase, il est prévu d’aménager un deuxième terminal à Tanger Med II de 1.600 mètres et d’une capacité de 3 millions de conteneurs. Ce projet reste lié à la demande des opérateurs internationaux en capacités portuaires dans la région.
La totalité des travaux préparatoires est achevée, les études d’exécution des différents ouvrages se poursuivent au fur et à mesure de l’avancement du chantier, précise-t-on à l’autorité portuaire. A terme, le complexe portuaire Tanger
Med devrait devenir l’un des plus grands ports de transbordement de la région avec une capacité dépassant les 8 millions de conteneurs EVP.
Mais la véritable nouveauté de ces derniers temps reste l’activité liée au transport de véhicules, selon le management de TMPA.
L’arrivée de Renault sur la région apporte un nouveau métier portuaire encore inconnu au Maroc, le traitement et la logistique des véhicules neufs. Il est matérialisé à Tanger
Med par le terminal à véhicules, inauguré au lendemain de l’Usine de Renault.
Ce dernier a eu un impact important dès son lancement sur l’importation/exportation des véhicules non seulement de l’usine tangéroise, mais également les véhicules produits à la Somaca.
Le terminal à véhicules est composé de deux parties, la première concédée à Renault et la deuxième qualifiée de multi-utilisateurs. Il est doté de deux postes à quai pouvant accueillir des navires dédiés de dernière génération d’une longueur de 240 mètres. La capacité totale est d’un million de véhicules par an. Le terminal à véhicules est destiné aux activités d’exportation, d’importation ou même de transbordement de véhicules.
Il est doté d’une superficie totale de 18,5 hectares de terre-pleins, un premier lot d’une superficie totale de 13,5 hectares a été concédé pour une durée de 30 ans à Renault. Cette concession permettra l’exploitation logistique pour l’export des 400.000 véhicules qui sortiront du site industriel de Renault. La superficie restante, 5 hectares, est prévue pour une exploitation multiservices et vient de faire l’objet d’un appel d’offres.
Le coût global de réalisation des principaux ouvrages composant le terminal à véhicules est de 600 millions de DH : 460 millions pour le môle, 108 millions pour les terre-pleins et 27 millions de DH pour le terminal ferroviaire à véhicules d’une capacité de traitement d’environ 500.000 véhicules par an. Le terminal a déjà assuré le transit de quelque 8.000 véhicules depuis son entrée en service, dont 3.000 à l’export.

Une zone à forte densité de trafic des conteneurs
Tanger Med bénéficie d’un positionnement stratégique sur le détroit de Gibraltar, véritable carrefour névralgique captant plus de 20% du trafic mondial des conteneurs. Le port Tanger
Med offre des installations à usages variés: terminaux à conteneurs d’une capacité de 3 millions d’EVP à fin 2011, un terminal car carrier, un terminal roulier et passager et un autre à hydrocarbures. Cette infrastructure permet d’accueillir les trafics liés aux activités d’import-export et de servir l’activité de transbordement de ce port en eau profonde (jusqu’à 18 m de tirant d’eau) pouvant recevoir des navires de dernière génération, des super porte-conteneurs d’une capacité de plus de 14.000 conteneurs. Le complexe portuaire est relié par lignes régulières par 48 services maritimes à 120 ports internationaux dont 37 en Europe, 31 en Asie, 30 en Afrique, 16 en Amérique du Sud et 6 en Amérique du Nord.

La première phase sera livrée au second semestre 2014
Malgré l’accident de parcours que constitue le deuxième semestre de 2011, Tanger Med entend maintenir et développer son offre. Les travaux pour la réalisation de l’extension de Tanger Med II se poursuivent pour placer à terme cette plateforme portuaire comme la plus grande de la Méditerranée occidentale.

Les usines de PSA et Renault victimes de l'effondrement du marché

Les sites PSA de Rennes, Sochaux et Mulhouse et celui de Renault à Maubeuge, se mettent au chômage partiel pour réduire des stocks très élevés.
Revoilà le spectre du chômage technique. L'usine bretone de PSA à Rennes (5.900 personnes) a "suspendu toute la semaine la production des Peugeot 508, Citroën C5 et C6". Et le "site restera fermé le lundi 16", précise le groupe . Mulhouse (Haut-Rhin, 9.600 salariés) sera "stoppé du 16 au 20 avril". Enfin, Sochaux (Doubs, 7.200 personnes à l'assemblage) "arrêtera la ligne des Peugeot 3008-5008-Citroën DS5 du 23 au 27". Et ce, sans parler du site de Vesoul (Haute-Saône), obligé de se mettre partiellement en chômage technique, suite à la suspension des livraisons de pièces pour l'Iran.

Réduction des cadences
Renault vient d'annoncer pour sa part cinq journées non travaillées du 30 avril au 7 mai à Maubeuge (2.100 personnes), l'usine qui produit les utilitaires et ludopsaces Kangoo. La firme tricolore relève notamment "un niveau de stocks très élevés pour le Kangoo", "en hausse de 1.500 véhicules en un mois". C'est "historiquement le plus élevé sur les deux dernières années", a affirmé la direction jeudi 12 lors de la tenue d'un Comité d'entreprise à Maubeuge. Il s'agit des "premières mesures d'adaptation". Sur la période "de mai à novembre, le site passera à mi-cadence d'une équipe" seulement. Et ce, malgré l'arrivé de volumes supplémentaires théoriques dus au prochain véhicule Mercedes, produit dans la même usine sur une base de... Kangoo.

Diminuer les stocks
Chez PSA, on affirme aussi "la volonté de diminuer les stocks, à 61 jours fin 2012, contre 69 fin 2011". Les stocks sont "le premier poste de consommation de trésorerie", explique la firme de l'avenue de la Grande-Armée à Paris, qui souligne: "il faut impérativement réduire les coûts". Le groupe automobile a lancé un grand plan d'économies en début d'année.

Forte baisse en Europe
Renault constate "une situation du marché toutes marques en forte décroissance sur le premier trimestre en Europe", avec un recul du groupe Renault estimé à "-20%", dont "-21%" pour la marque au losange proprement dite et "-14%" pour sa filiale à bas coûts Dacia. Le marché du Vieux continent dans son ensemble est attendu, pour les trois premiers mois de l'année, "en baisse de 8%". Les chiffres officiels d'immatriculations seront publiés mardi prochain par l'ACEA (Association des constructeurs européens). Les ventes de voitures neuves sur le seul marché français étaient au premier trimestre en recul de 21,7 %. Les constructeurs français pris dans leur ensemble ont dégringolé de 30 % dans l'Hexagone sur trois mois.

Renault a signé un protocole d'accord avec le chinois Dongfeng

Renault et le chinois Dongfeng Motor Group ont signé un protocole d'accord sur leur projet de coentreprise, ont indiqué vendredi à Reuters deux sources ayant connaissance du dossier, ce qui constitue une étape clé vers la production de voitures en Chine par le groupe français.
Dongfeng, deuxième constructeur chinois, est déjà associé en Chine à Nissan, le partenaire japonais de Renault.
Selon les sources, Renault et Dongfeng ont signé fin mars l'accord qui fixe les grandes lignes de leur future coentreprise et qui inclut notamment le projet de produire en commun un 4X4 et une voiture électrique.
Renault s'est refusé à faire un commentaire.

Après avoir laissé à Nissan le marché chinois en vertu d'un partage des zones géographiques entre les deux groupes, Renault s'est décidé à produire lui aussi des voitures en Chine à partir de 2014-2016.
Il est en discussions avec Dongfeng depuis plusieurs mois, et compte obtenir d'ici la fin de l'année le feu vert de Pékin à son implantation industrielle dans ce pays devenu en 2009 le premier marché automobile mondial.
Avant d'obtenir ce sésame, les candidats doivent présenter un dossier complet sur leurs projets communs (modèles, perspectives de ventes, approvisionnements en composants, sites industriels...)
Le protocole d'accord a été conclu juste avant un durcissement de la réglementation chinoise sur les investissements des constructeurs étrangers dans la production locale.
"Juste après, la fenêtre se refermait", a indiqué une des sources.
Les deux groupes peuvent maintenant engager des négociations formelles. L'objectif est de conclure un accord de JV d'ici la fin de l'année si les autorités donnent leur aval, a ajouté une des sources.

KOLEOS EN ÉCLAIREUR
Renault a nommé pour la première fois début mars un directeur des opérations en Chine, Katsumi Nakamura, qui a pris ses fonctions au début avril. Il a dirigé la JV entre Nissan et Dongfeng entre 2003 et 2008, date à laquelle il a rejoint le groupe Renault.
Le numéro deux du constructeur français, Carlos Tavares, avait annoncé en mars au salon de l'automobile de Genève que la gamme chinoise de Renault compterait au moins un véhicule électrique, à la demande des Chinois.
La mention d'un projet de type 4X4, segment très porteur en Chine, s'inscrit pour sa part dans la suite logique du Koleos, principal véhicule que Renault commercialise actuellement sur le sol chinois.
Importé de Corée et dérivé du QM5 de Samsung, la filiale sud-coréenne de Renault, ce véhicule a été présenté comme un éclaireur de la marque au losange en prévision d'un éventuel lancement à plus grande envergure sur le marché chinois.

Si les volumes restent relativement modestes, avec 24.000 exemplaires commercialisés en 2011, ils ont néanmoins bondi de 65% d'une année sur l'autre.
Carlos Tavares a indiqué à Genève que Renault avait l'intention de construire une usine en Chine. Pour accélérer son implantation, certains observateurs estiment que le groupe pourrait aussi choisir, du moins dans un premier temps, d'intégrer le dispositif industriel de Nissan.

Ce dernier compte actuellement trois sites d'assemblage en Chine, et selon le journal Nikkei, il a l'intention de construire une quatrième usine dans le nord-est du pays.
Le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, a annoncé le 5 avril que Renault préparait "un investissement industriel majeur" en Chine. Une des sources a précisé que Renault et Dongfeng examinaient aussi des opportunités de coopérations industrielles avec la JV Nissan-Dongfeng, qui assemble déjà des 4X4 sur un châssis Nissan utilisé pour Koleos.
Le groupe Renault, qui développe actuellement son réseau de distributeurs en Chine, lorgne aussi le segment en plein boom des grandes berlines, où les Allemands se taillent la part du lion. Au salon de l'auto de Pékin, le 23 avril, le groupe va dévoiler la Talisman, version chinoise de la SM7 de Renault Samsung, dont la longueur atteint cinq mètres.

Avec Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez
Par Laurence Frost | Reuters

Salaire des patrons du CAC 40 : «Indécent»,

Dix grands patrons français ont touché une rémunération représentant plus de 240 Smic annuel, soit 4,6 millions d’euros, en 2010 ! C’est l’un des constats de l’étude annuelle de la société de conseil aux investisseurs Proxinvest, qui porte sur les salaires des dirigeants de 250 entreprises (SBF 250).
Le président du géant des cosmétiques L’Oréal, Jean-Paul Agon, a touché cette année-là 10,7 M€,
Bernard Arnault (LVMH) et Carlos Ghosn (Renault) 9,7 M€,
Bernard Charlès (Dassault Systèmes) 9,5 M€,
Franck Riboud (Danone) 7,7 M€,
Maurice Lévy (Publicis) 6,2 M€,
Christophe Viehbacher (Sanofi-Aventis) 6,1 M€,
Arnaud Lagardère (groupe Lagardère) et Henri de Castries (Axa) 4,9 M€ et Lars Olofsson (Carrefour) 4,8 M€.

Le million d'euros de bonus devient la norme
En effet, les bonus, censés récompenser les performances à court terme, ne représentent pas moins du tiers des rémunérations totales des dirigeants du CAC 40. Ils se sont envolés de 35%, au titre de l'exercice 2010, à 1,37 million d'euros en moyenne. « Le million d'euros de bonus devient la norme, au sein du CAC 40 », constate Proxinvest. « Certes, les résultats 2010 avaient été plutôt bons. On comprend donc que les bonus aient augmenté. Mais, de 35%, tout de même... », s'étonne le cabinet de conseil. Et de pointer du doigt les bonus d'Henri de Castries et de Martin Bouygues. Le patron d'Axa a reçu deux millions d'euros de rémunération variable « malgré la baisse du résultat opérationnel » de l'assureur, s'indigne Proxinvest, et le président de Bouygues a continué à toucher un bonus maximal (soit 150 % de son salaire fixe), en dépit du plongeon de 19% du bénéfice net du groupe de BTP.

Les rémunérations fixes... augmenten
« Il faudrait réduire sensiblement la part des bonus dans les rémunérations pour augmenter celles des options et des actions, qui sont des incitations à long terme », estime Proxinvest. Qui s'insurge également contre la hausse de 6% des rémunérations... fixes. Le cabinet de conseil milite donc en faveur d'un vote des actionnaires sur la rémunération des dirigeants, à l'image du « Say on pay » qui existe au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique ou bien encore en Allemagne. Pour l'heure, les actionnaires des groupes français n'ont leur mot à dire que sur les indemnités de départ, les régimes de retraite et les enveloppes d'options et d'actions gratuites.
Maigre consolation pour les salariés et les actionnaires, si les grands patrons français gagnent mieux leur vie que leurs homologues néerlandais et belges, ils sont en revanche moins bien rémunérés que leurs confrères italiens, espagnols, allemands et, surtout, britanniques. La rémunération moyenne des grands chefs d'entreprise outre-Manche dépasse les 6 millions d'euros, d'après l'ECGS (Expert Corporate Governance Service)

Ce qui change au 1er avril : Communiqué CFTC


Allocations familiales et autres prestations, les nouveaux tarifs revalorisés
Prestations familiales :
Les allocations familiales sont revalorisées de 1 % au 1er avril.

Les montants de base sont désormais les suivants :
- pour 2 enfants à charge: 127,05 euros (après déduction de la Contribution au remboursement de la dette sociale, CRDS)…
- pour 3 enfants à charge : 289,82 euros (après CRDS) ;
- pour 4 enfants à charge : 452,59 euros (après CRDS) ;
- au-delà de 4 enfants, le foyer familial touchera 162,78 euros par enfant supplémentaire (après CRDS)…
Des majorations s'ajoutent en fonction de l'âge des enfants.

Si ces derniers ont de 11 à 16 ans et s'ils sont nés avant le 1er mai 1997, la majoration sera de 35,74 euros pour chaque enfant.
Pour les enfants âgés de plus de 16 ans, elle s'élèvera à 63,53 euros, de même que pour les enfants âgés de plus de 14 ans mais nés à compter
du 1er mai 1997.
En ce qui concerne les autres prestations :
- l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé, le complément AEEH passe à 95,76
euros pour la 1ère catégorie ; 259,35 euros pour la 2ème catégorie (pas de CRDS) ;
- l’allocation journalière de présence parentale :

l’AJPP passe à 42,20 euros pour un couple, 50,14 euros pour une personne seule (après CRDS) ;
- l’allocation de soutien familial : elle passe à 119,11 euros pour un taux plein et 89,34 euros pour un taux partiel (après CRDS) ;
- la prime de déménagement : elle passe à 957,60 euros pour trois enfants (après CRDS) ;
- l’allocation de rentrée scolaire : l’ARS passe à 287,84 euros (6-10 ans) ; 305,68 euros (11-14 ans) ; 314,24 euros (15 -18 ans) (après CRDS) ;
- le complément familial : il passe à 165,35 (après CRDS) ;
- ...
>> Pour les DOM et Mayotte et les autres prestations (prime de naissance, prime à l’adoption, complément d’activité, mode de garde,…), consultez les montants sur www.caf.fr ou téléchargez les nouveaux barèmes de la CAF.
Pour les retraites complémentaires :
Les retraites complémentaires des régimes Agirc et Arrco (salariés du privé) vont aussi augmenter de 2,30% à compter du 1er avril.
Les valeurs du point de retraite Arrco et du salaire de référence passe à 1,2414 euros (point Arrco) ;
le salaire de référence est de 15,0528 euros.
Pour les retraites du régime général :
Le gouvernement va revaloriser de 2,1% les retraites du régime général au 1er avril.
Le minimum vieillesse sera revalorisé de 4,7%.
Il sera porté à 777,16 euros par mois pour les 400.000 retraités les plus modestes.

L'Allemagne ouvre la porte à une relance salariale

Les salariés du secteur public allemand et les fonctionnaires verront leurs salaires revalorisés de 6,3 % en deux ans. Le signe d'une volonté de Berlin de favoriser la demande intérieure et de rééquilibrer l'économie européenne.

Une fois n'est pas coutume, le syndicat allemand des services, Ver.di, peut crier victoire. Après deux semaines de "grèves d'avertissement" très dures, les négociations sur les augmentations de salaires dans la fonction publique ont débouché samedi matin sur une hausse de 6,3 % des rémunérations pour les salariés de l'Etat fédéral et des Communes. Ver.di réclamait 6,5 % tandis que les autorités, elles, ne proposaient que 3,3 %.

Relance salariale européenne ?
Il convient certes de relativiser. Ver.di a dû abandonner son exigence d'une hausse minimale de 200 euros et la hausse s'appliquera en trois étapes : 3,5 % au 1er mars, puis 1,4 % au 1er janvier 2013 et au 1er août 2013. Mais il n'empêche que ce résultat est extrêmement généreux et dénote la volonté de Berlin d'accélérer le rééquilibrage de la croissance allemande en insistant sur la demande intérieure. Pour preuve, le gouvernement fédéral an annoncé immédiatement, sans broncher, la transmission de l'accord aux 350.000 fonctionnaires et soldats payés par la fédération. Il s'agit d'un message très encourageant pour l'ensemble de l'économie de la zone euro. En acceptant de doper sa consommation par cette augmentation de salaires, le gouvernement fédéral allemand peut en effet doper la croissance européenne actuellement freinée par la vague de plans d'austérité. Compte tenu de la très bonne santé budgétaire de la République fédérale, le coût de 1,7 milliard d'euros supplémentaires sur deux ans pour l'Etat fédéral semble largement supportable. Autrement dit, l'Allemagne s'engagerait dans une certaine relance salariale. Peut-être pour faire passer la pilule amère de l'austérité dans le reste de l'Europe.

Inquiétude des communes
Cet accord ne plait pourtant pas à tout le monde. Les responsables communaux notamment font grise mine. Pour eux, l'ardoise est salée : elle s'élèverait à 2,2 milliards d'euros cette année et à 4,3 milliards d'euros l'an prochain. Au point que Gerd Landsberg, le responsable de l'alliance des villes et des communes allemandes, a mis en garde lundi. "Cet accord augmente la pression sur beaucoup de villes pour réduire les effectifs ou privatiser certains services", a-t-il déclaré au Rheinische Post de Düsseldorf. Il a du reste réclamé une aide de l'Etat fédéral aux communes pour faire face. Il est vrai que beaucoup de communes allemandes, notamment dans la Ruhr connaissent déjà des difficultés financières considérables, Berlin ayant transféré vers elles de nombreuses dépenses sociales comme le paiement du loyer des chômeurs de longue durée.

Risque inflationniste
Au-delà du problème spécifique des communes, les inquiétudes portent également sur la compétitivité et surtout sur le risque de spirale inflationniste. La Bundesbank a, dès ce week-end, mis en garde contre un tel danger. "Je crois qu'un secteur ne doit pas servir de maître-étalon pour les autres, mais que chaque négociation doit se faire de façon séparée", a proclamé son président Jens Weidmann. Car le risque pour la banque centrale allemande est que cet accord dans la fonction publique donne le ton à ceux actuellement en négociations dans la métallurgie, où IG Metall réclame 6,5 %, et dans la chimie où le syndicat IGB exige 6 %. Si le résultat venait à être très favorable aux syndicats, la Buba aurait des raisons de s'inquiéter. Dans la métallurgie, qui regroupe pas moins de 3,5 millions de salariés, les discussions seront rudes car IG Metall s'était montré très conciliant en 2010 compte tenu de la crise en se contentant d'une simple revalorisation liée à l'inflation. Mais du côté du patronat, on s'inquiète d'une éventuelle perte de compétitivité. Il est vrai que le "modèle allemand" repose en grande partie sur la modestie des demandes salariales. L'industrie exportatrice pourrait souffrir d'une poussée salariale et de ses conséquences inflationnistes. On en est cependant encore loin.

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le Kangoo de Dacia, quel avenir pour MCA ??
Après un succès énorme de son Duster et un Lodgy déjà promis à une belle carrière, un autre modèle ira gonfler le catalogue de la marque Dacia cette année, le ludospace Dokker, prévu l'été prochain. Le dacia Dokker sera le 5ème modèle de la marque roumaine, et sera lancé dans quelques mois.

Si le Renault Scénic risque de souffrir de l'arrivée du Dacia Lodgy, le Kangoo pourrait bien faire les frais fin 2012 de celle de sa version utilitaire

Après les familiales (avec la Logan), les citadines (Sandero), les SUV (Duster) et bientôt les monospaces (Lodgy), Dacia s'apprête à semer le trouble chez les ludospaces et les petits utilitaires. Attendu au deuxième semestre 2013, cet équivalentlow cost des Renault Kangoo et autres Citroën Berlingo et Fiat Doblo dérivera étroitement du Lodgy, au côté duquel il sera produit dans l'usine marocaine de Tanger.

Ce véhicule devrait cependant différer assez nettement du monospace, du moins dans sa version tôlée. cette dernière reposera en effet sur un empattement raccourci, pour une longueur d'environ 4,25 m selon Worldcarfans (soit 25 cm de moins qu'un Lodgy). Il sera par ailleurs sans doute équipé d'une porte coulissante, la manière de ses rivaux plus huppés.

Après le Lodgy, qui pourrait se tailler une jolie part de marché au milieu de monospaces généralistes, voilà donc un autre véhicule qui ne manquera pas d'intéresser les familles nombreuses ou, pour sa version utilitaire, les artisans. Rendez-vous en septembre au Mondial pour le découvrir. Mais d'abord, place au Lodgy à Genève.

ALERTE: la K 67 de Renault en avant-première mondiale

Dénommée K 67, La future Dacia qui sortira tout droit de l'usine de Tanger, sorte de ludospace en version vitrée, sera dévoilée en première mondiale au Salon Auto Expo de Casablanca en mai prochain. Sa variante tôlée (baptisée X67) sera révélée également à cette occasion
C'est la première fois qu'un véhicule est présenté en avant-première mondiale dans un pays de la zone Maghreb. La commercialisation de la K67 et du X67 sera effective dans tout le Royaume dès juin 2012. En revanche, elle ne le sera qu’en septembre pour l’Europe.

Renault: Le Lodgy entre en gare

Premier convoi ferroviaire pour véhicules à partir de Renault vers TangerMed, 4.320 véhicules convoyés par semaine dans un premier temps

11 wagons pour une capacité à terme de 400.000 voitures/an

A bord de wagons spécialement aménagés, le Lodgy devra faire le voyage trois fois par jour (soit 720 véhicules par jour dès le dernier trimestre 2012), une fréquence qui est appelée à doubler lors de la mise en service de la deuxième ligne de montage de Renault en 2013

C’est fait! Les premiers convois du Lodgy dans le train reliant Renault Melloussa au terminal pour véhicules au port Tanger
Med ont démarré le 6 mars. Ce voyage constitue l’avant-dernier maillon du périple du Lodgy, avant son arrivée sur les marchés européens. Le modèle, dévoilé en avant-première lors de l’inauguration de l’usine de Renault en février dernier, est le premier à sortir des chaînes de Renault à Melloussa. Le monospace vient aussi de conquérir l’Europe lors du Salon international de Genève où il a été dévoilé en avant première mondiale.
A bord de wagons spécialement aménagés, le Lodgy devra faire le voyage trois fois par jour (soit 720 véhicules par jour dès le dernier trimestre 2012), une fréquence qui est appelée à doubler lors de la mise en service de la deuxième ligne de montage de Renault en 2013. Cette ligne devra alors fonctionner à sa capacité maximale atteignant les 400.000 véhicules par an.
La distance totale parcourue est de près de 600 kilomètres par jour, soit un peu plus de 187.000 kilomètres par an, quatre fois et demie le tour de la Terre.
La mise en marche de cette ligne de transport est le fruit d’un partenariat stratégique entre l’ONCF et le port de Tanger Med. Il vise à faire du ferroviaire un élément essentiel de la chaîne logistique de cette enceinte portuaire à l’import comme à l’export.
La liaison ferroviaire devra fonctionner à terme 24 h/24. Renault a reçu fin 2011 les premiers wagons pour le transport de voitures entre le site de production et le port de Tanger Med. Ils ont été construits en France aux Ateliers de Joigny.
Ils transportent 240 véhicules par voyage. Les wagons commandés par Renault répondent à une conception novatrice, épurée et adaptée aux types de véhicules à transporter. Ils effectueront trois voyages par jour, six jours par semaine, soit l’équivalent de 4.320 véhicules par semaine dans un premier temps.
Au port de Tanger Med, c’est une gare spécifiquement adaptée aux véhicules qui les accueille. Les bâtiments construits sur place devront permettre d’assurer le stockage temporaire des véhicules en attendant de les embarquer sur des bateaux adaptés au transport de voitures.
Le terminal pour véhicules de Tanger Med est doté de deux postes à quai pouvant accueillir des navires ‘car-carrier’ d’une longueur maximale de 240 mètres. Il dispose d’une capacité totale d’un million de véhicules par an. D’une superficie totale de 18,5 hectares de terre-plein, une partie a été concédée pour une durée de 30 ans à Renault. Cette concession permettra l’exploitation logistique pour l’export des 400.000 véhicules pouvant être produits au sein de l’usine Renault basée à Melloussa. La superficie restante sera dédiée à une exploitation multi-utilisateurs.

Des ferrys spéciaux pour le transport en mer
Le transport en mer des Lodgy se fera via des bateaux spéciaux, des ‘car-carriers’, des ferrys adaptés pour le transport, le chargement et le déchargement rapide des véhicules. Ces bateaux sont capables de transporter plus d’un demi-millier de véhicules par voyage entre Tanger et l’Europe. C’est la société Autotrans, spécialiste dans l’organisation du transport de véhicules de tous types par voie maritime qui se chargera de l’opération.
L’entreprise est une filiale de Hoegh Autoliners, spécialiste mondial du transport de véhicules par voie maritime. Elle dispose d’une flotte d’environ 70 navires PCTC (Pure Car and Truck Carriers, c’est-à-dire des transporteurs de véhicules légers et camions exclusivement). Parmi ses clients, de grands fabricants mondiaux de voitures dont Renault, mais aussi de machinerie lourde et d’engins roulants de tous types et de tous gabarits. En 2008, Hoegh Autoliners a transporté environ 2 millions d’unités équivalentes automobiles (CEU) et fait près de 3.100 embarquements.

Ali ABJIOU

Premier convoi ferroviaire pour véhicules à partir de Renault vers TangerMed
C’est fait! Les premiers convois du Lodgy dans le train reliant Renault Melloussa au terminal pour véhicules au port Tanger Med ont démarré le 6 mars. Ce voyage constitue l’avant-dernier maillon du périple du Lodgy, avant son arrivée sur les marchés européens.

 

Compte rendu des négociations salariales

NEGOCIATION SALARIALE
Mardi s’est déroulé notre réunion de négociation sur les salaires, pour info, celle de Renault a eu lieu le vendredi 24 février.
Pour ce qui est des AGS à MCA, nous avons obtenu 1,3% au 1er mars et 1% au 1er octobre avec un talon de 40 euros pour les APR, pour les ETAM, 1,3% au 1er mars et 0,7% au 1er octobre.
Pour la première année, une différence se fait entre APR et ETAM, un point que nous avons trouvé curieux dans une année où il y a une obligation de conclure un accord sur l’égalité professionnelle, allez comprendre !!!
Pour ce qui est des AI, le budget attribué est de 0,7% pour les APR et 1 % pour les ETAM.
Le budget total (AGS +AI) est donc de 3% pour l’ensemble du personnel.
Après négociation, nous avons obtenu :
===> Une augmentation de la prime ATT /juillet de 5% ce qui représentera 535 euros au lieu de 510.
===> Une augmentation de 5% de la prime panier ce qui fera 8,61 euros au lieu de 8,20.
===> Une augmentation de la prime de transport de 10 % au 1er mars
===> Une augmentation de la participation employeur sur la mutuelle entreprise qui prendra en charge 45% de la cotisation.



Estimation des nouvelles grilles de salaire pour 2012 pour les APR avec un talon de 40€ :



Pour info, les AGS auront également un impact sur la prime d’ancienneté, la prime d'habillage et désabillage, la prime d'astreinte.
Nous avions demandé une prime exceptionnelle pour récompenser les efforts des salariés et soutenir le pouvoir d’achat. La direction nous répond ne pas pouvoir répondre favorablement à cette demande pour des raisons budgétaires.

Nous remettrons cette demande sur la table au moment où les salariés seront encore une fois fortement sollicités pour la réussite du projet DAIMLER....

LE PATRIOTISME INDUSTRIEL

À QUELLE SAUCE ALLONS-NOUS ÊTRE MANGÉS !!!

En plein débat sur la réindustrialisation en France, Renault inaugure jeudi au Maroc sa nouvelle usine de Tanger, qui sera sa deuxième tête de pont pour développer sa gamme de véhicules "low cost" aux portes de l'Europe. Le PDG du constructeur automobile français Carlos Ghosn et le roi du Maroc Mohammed VI sont attendus pour l'occasion.

LES SYNDICATS FRANÇAIS SONT SUR LEURS GARDES.
Pour le gouvernement marocain, le site doit permettre de développer une industrie automobile pour l'instant quasi inexistante dans le royaume (hormis l'usine de Somaca à Casablanca) et d'y attirer des sous-traitants pourvoyeurs d'emplois.?

Rabat a déroulé le tapis rouge au groupe français, exonéré d'impôt sur les sociétés pendant cinq ans et de taxes d'exportation. L'Etat marocain a aussi mis à disposition les infrastructures (autoroute et rail) et financé un centre de formation pour le personnel.
Pour Renault, l'usine est aussi d'un enjeu primordial. C'est sa première inauguration depuis celle de Curitiba, en 1998 au Brésil. Tanger, où le groupe a investi environ 1 milliard d'euros, est destiné à devenir un pôle central dans son développement.
Le terrain de 300 hectares se situe à 30 kilomètres du nouveau port de Tanger Med. En face à 14 kilomètres, on aperçoit l’Espagne, Algésiras. Les deux tiers de l’espace soit 13 hectares sont réservés à Renault. C’est de là que partiront les bateaux pour l’Europe. Les ports français sont à 48 heures de trajet !!!
Dans un premier temps, entre 150.000 et 170.000 véhicules seront produits chaque année sur une ligne de montage, avec trois équipes se relayant. Une seconde ligne est prévue à partir de 2013 pour faire monter la production annuelle à 340.000 unités, voire à 400.000 en travaillant des weekends.


L’ambition de Renault est d’en faire le site le plus performant du groupe, avec les mêmes standards de qualité et à des coûts inférieurs à ceux du site roumain. Le salaire mensuel net d’un ouvrier est inférieur à 250 euros nets par mois au Maroc, contre 446 euros en Roumanie.
Lors du lancement du projet à l'automne 2007, Carlos Ghosn avait dit vouloir en faire l'usine "la plus compétitive" de l'alliance Renault-Nissan. Depuis, le partenaire japonais de Renault s'est retiré du projet, obligeant la Caisse des Dépôts marocaine à prendre le relai.?Le chantier a aussi connu des déboires avec des pluies diluviennes qui l'ont paralysé pendant trois mois. Finalement, le groupe français a tenu les délais.

Le premier m odèle à sortir des lignes sera le "Lodgy", un monospace de 5 à 7 places. Il sera commercialisé au printemps sous la marque Dacia (filiale roumaine de Renault) en Europe et dans le périmètre méditerranéen, et sous celle de Renault ailleurs. Suivront un petit utilitaire, puis un troisième modèle encore tenu secret.?Ces véhicules viendront compléter la gamme "low cost" du groupe, qui compte actuellement la petite berline Logan et ses dérivés, la Sandero et le 4x4 Duster. Actuellement fabriqués à Pitesti (Roumanie) pour l'Europe, ils pourront après 2013 être assemblés au Maroc. Le constructeur compte assoir sa position dominante sur le marché marocain, où il s'est vendu l'an dernier environ 120.000 véhicules et qui pourrait doubler, voire tripler dans les années à venir, selon ses prévisions.?Mais la grande majorité de la production de Tanger est destinée à l'export.
Il y a cinq ans, Carlos Ghosn expliquait que 90% de la production du site serait dédiée au marché mondial et "pas seulement européen", et 10% "au marché marocain, d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient, voire de quelques pays d'Afrique".
Renault se garde bien de donner plus de détails sur la destination finale de ces véhicules et de la part qui sera vendue en Europe de l'Ouest et particulièrement en France.

DES PLANS DE STRATÉGIE INQUIÉTANTS
Notre principale crainte et de voir une concurrence faite au monospace Scénic et à notre utilitaire Kangoo voir pire encore, de cannibaliser les ventes, et à terme en finir avec nos produits. Les actionnaires applaudissent peut-être, mais les salariés français, eux, ne peuvent que s'inquiéter. Carlos Ghosn multiplie les ouvertures d'usines à l'étranger, il ne fait qu'adapter au compte-gouttes notre outil de production.
Ces évènements nous obligent à s’interroger sur la stratégie du groupe dirigé par Carlos Ghosn, car si son souhait est de réduire le personnel en France (environ 100 emplois par an sur MCA) et une baisse de (4606 personnes entre 2008 à 2010 selon les bilans). Le risque à moyen terme et de transformer des milliers de salariés français en jetons de casino pour un énorme banco sur le tapis de jeu de l’industrie automobile mondiale.
Le sujet du "patriotisme industriel" ou du "made in France" s'est d'ores et déjà imposé dans le débat de la présidentielle, les candidats de gauche et du centre tentant d'avancer diverses solutions pour favoriser la production en France ou la relocalisation de sites partis à l'étranger.

Il est grand temps que ce débat sur l’avenir de l’industrie automobile en France prenne une dimension nationale. Pour sa survie, il faut aussi que les salariés se saisissent, et cela, dès maintenant.

Sans lui, ça n'existerait pas... sans VOUS, ça n'existerait plus

Les Restos du cœur, ou plus formellement Les Restaurants du cœur - Les Relais du cœur, est une association créée, en France, par Coluche en 1985 et ayant pour but d'aider et d'apporter une assistance aux personnes démunies en leur distribuant gratuitement de la nourriture.

Cette association a pour particularité d'avoir bénéficié du soutien de plusieurs personnalités françaises, dès ses débuts, et d'une vaste couverture médiatique, ce qui retient l'attention de la classe politique, permet d'établir de nouvelles lois, et attire la participation de nombreux bénévoles.
Les Restos du cœur se composent en France d'une association nationale et de 117 associations départementales. Des associations distinctes, mais de nom et d'actions similaires, sont aussi actives en Belgique et en Allemagne

En mémoire de Coluche, L'Histoire d'un Mec

Dette publique et argent virtuel !

Une nouvelle baisse du pouvoir d'achat en vue pour les ménages et les familles...
Après l'annonce du nouveau plan de rigueur présenté par le Premier ministre, les conséquences inquiètent fortement la CFTC. Elles vont impacter une nouvelle fois le pouvoir d'achat des ménages. D'autant plus que ces mesures conduisent à une réelle paupérisation des salariés et de leur famille, déjà tant sollicitées. Elle reste persuadée que ce plan risque de tuer la croissance. Pour la relancer, il faut donner la priorité à l'emploi et au pouvoir d'achat des Français !

Alors qu'il s'agirait aujourd'hui de s'assurer d'une meilleure répartition des richesses produites, la CFTC déplore que la majorité des réformes annoncées pèsent une nouvelle fois sur les salariés:
- la hausse de la TVA à taux réduit relevée de 5,5 % à 7 %, va forcément ponctionner les revenus des salariés, notamment les plus défavorisés ;
- l'indexation des prestations sociales sur la croissance est une mesure injuste.
- L'augmentation des allocations familiales prévue en janvier 2012 de 2,3 % passant à 1 % au 1er avril 2012, va encore fragiliser sur les familles les plus modestes et générer une perte nette de pouvoir d'achat en raison de l'inflation ;
- la suppression de la loi Scellier est une nouvelle attaque au système social français. Cette dernière permettait de combler l'insuffisance de logements sociaux, et favorisait l'accès au logement pour les familles les moins aisées. Aujourd'hui, c'est une remise en cause sévère.
- l'âge légal de départ à 62 ans avancé d'un an, à 2017 : la CFTC déplore que les retraites servent à payer le déficit ! Avant d'initier de telles mesures, il serait nécessaire d'offrir un emploi à tous nos jeunes ! Il faudrait assouplir le dispositif en prenant réellement en compte le problème de la pénibilité et des personnes ayant travaillé tôt et ayant tous leurs trimestres.
« Il faut reparler des salaires et notamment du partage de la richesse produite. Aujourd'hui, ce partage se fait en omettant des salariés. Il faut obliger les grandes entreprises à mieux redistribuer la richesse produite et redonner du pouvoir d'achat aux salariés afin de favoriser la croissance » déclare Jacques Voisin.
« Le taux d'imposition sur les sociétés est en principe de 33 %. En réalité, il est de 8 % en moyenne pour les grandes entreprises et de 22 % pour les PME ! Il est grand temps que les grandes entreprises soient davantage sollicitées ! » affirme Jacques Voisin.


Et pourtant des solutions équitables et justes existent. La CFTC réitère ses propositions :

- Taxer les transactions financières spéculatives et mettre en place une fiscalité inversement proportionnelle à la durée de détention des titres.
- Instaurer un ISF sur les personnes morales : se traduisant par une taxe sur le capital immobilisé à des fins non productives (placements immobiliers, financiers...), obligeant les entreprises à réaliser des investissements créateurs de richesse et d'emploi. Pour la CFTC, l'entreprise a pour fonction principale d'entreprendre et de produire : une relance de la politique industrielle est indispensable.
- Réformer en profondeur la fiscalité afin de redonner du pouvoir d'achat aux salariés et aux familles.
L'emploi doit être le moteur de la croissance, la fiscalité doit être remise à plat équitablement et le logement doit rester une priorité : voilà le leitmotiv de la CFTC.

Ecoutez son interview sur RMC dans l'émission "Bourdin & Co" de Jean-Jacques BOURDIN du 7 novembre 2011

La France compte entre 4,5 et 8,2 millions de pauvres selon la définition adoptée... Depuis 2002, la pauvreté augmente.

La définition de la pauvreté :
Un individu est considéré comme pauvre quand son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Ce seuil habituellement utilisé était de 50 % du niveau de vie médian en France, tandis qu’Eurostat (organisme européen) privilégie le seuil à 60 % qui est désormais le plus fréquemment publié. Le niveau de vie médian coupe la population en deux : autant gagne moins, autant gagne davantage.

Définir la pauvreté est toujours une construction statistique. L’écart entre les seuils de 50 et 60 % le montre bien : le taux de pauvreté va presque du simple au double selon que l’on utilise la première ou la seconde définition.

En dépit des objectifs de Bruxelles visant à diminuer la misère d'ici dix ans, le programme européen d'aide alimentaire aux plus démunis est menacé. La défense des plus pauvres n'intéresse-t-elle plus ?

Elle s'est pourtant accrue dans la décennie 2000, explique Julien Damon. Et sortir 20 millions de personnes de l'exclusion d'ici à 2020 est une priorité de l'Union européenne rappelle László Andor. La politique sociale ne doit donc pas être sous-estimée, insiste Nicole Maestracci. Sauf que, lance Patrick Kanner, l'action de la majorité actuelle est choquante, puisqu'elle sanctionne les démunis au lieu de les aider… Il ne faut pas faire payer la crise aux pauvres, conclut Najat Vallaud-Belkacem.
8,2 millions de pauvres en France. En août, l'Insee donne le chiffre pour l'année 2009. Il concerne les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (avec moins de 954 euros mensuels). La hausse entre 2008 et 2009 est de 4 %.
Une situation sanitaire préoccupante. D'après un rapport publié par l'association Médecins du monde (MDM) à l'occasion de la Journée internationale du refus de la misère (le 17 octobre) sur l'accès aux soins des plus démunis, la recrudescence de la pauvreté mettrait la France au seuil d'un "krach sanitaire". On constate notamment une hausse de la tuberculose considérée comme une "maladie de la pauvreté".
4 millions de personnes sans complémentaire santé. 30 % des personnes non protégées par une complémentaire santé renoncent aux soins pour cette raison, d'après l'enquête "Santé protection sociale 2008".
Femmes enceintes et enfants. 8 % des femmes enceintes qui sont passées par les centres de MDM étaient sans domicile et 68 % n'avaient pas accès aux soins prénataux ordinaires.

12 % des patients reçus sont âgés de moins de 18 ans - la moitié ayant moins de 7 ans. Seulement un tiers des enfant de moins de 6 ans sont à jour dans leurs vaccinations. Les pourcentages sont calculés sur la base des 38 606 consultations effectuées par MDM en 2010.
Hébergement d'urgence. 133 000 personnes vivent actuellement dans la rue. Seuls 400 logements sont prévus pour les personnes en sortie de rue, dans quatre villes de France.
Demandeurs d'asile. En 2010, 20 % des demandeurs d'asile ont été déboutés, 30 % environ ont une place dans les logements prévus en Centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA).

Le nouveau Kangoo arrivera en 2015

Le concept-car Frendzy présenté au Salon de Francfort donne un aperçu de ce que pourrait être le futur Kangoo de la marque au losange. Nous nous sommes amusés à créer cette nouvelle génération (la troisième) en nous inspirant de ce petit prototype présenté au salon allemand.

Le Kangoo actuel est né en 2008. Pour Renault il s’agissait de donner à cette deuxième génération de son ludospace des caractéristiques plus modernes. En lui greffant la plateforme du Scénic, le modèle a fait un véritable bond en avant du point de vue de son comportement routier, de son confort et aussi de sa modularité. Cet effort technique, le Losange devrait le faire fructifier avec la prochaine génération du Kangoo, prévue pour 2015. Si la base devrait être reprise pratiquement telle quelle, les changements seront sans soute importants. Ils concerneront en particulier l’aspect visuel du véhicule. A ce titre, le concept-car Frendzy donne quelques indications sur le style du nouveau modèle. En revanche, du côté de l’architecture, alors que le Frendzy est doté de portes antagonistes (côté gauche), coulissante à l’arrière côté droit et tout cela sans pied milieu, il y a fort à parier que les ouvrants actuels seront conservés (2 portes arrière coulissantes) ainsi que les pieds milieux qui sont chargés de rigidifier la caisse… Tout au plus pouvons nous imaginer que l’habitacle sera encore plus convivial qu’aujourd’hui, avec une multitude d’équipements dédiés au multimédia, davantage d’espace de rangement, etc.

Du nouveau sous le capot
Les quatre concept-cars (Dezir, Captur, R-Space et Frendzy) proposés par Renault depuis l’arrivée du designer néerlandais Laurens van den Acker, sont chargés de nous informer sur le futur style du Losange. Si en matière de véhicule de série, il est trop tôt pour voir les changements, la version restylée de la Twingo (présentée au Salon de Francfort) montre que Renault veut que tous ses modèles disposent sur leur face avant d’un sigle hypertrophié intégré à une sorte de fausse calandre servant de lien entre les deux projecteurs. Pour le reste, flancs échancrés, carrosserie plus ronde, ce sont les nouveaux modèles, dont le Kangoo 3, qui les adopteront.
En ce qui concerne les motorisations de ce futur modèle, Renault devrait se servir des nouveaux moteurs (présents eux aussi à Francfort) : 1.2TCe de 115 ch en essence et 1.5 dCi de 110 ch en diesel avec stop/start de série. Les futurs trois cylindres essence 0,9 l de la marque pourraient également s’inviter dans le compartiment moteur du ludospace. Enfin, désireux de réduire le plus possible la consommation, le Kangoo devrait bénéficier d’un meilleur aérodynamisme grâce à une diminution de sa hauteur et un léger adoucissement de sa ligne. L’autre moyen de réduire l’appétit de cette auto passera par une réduction de son poids en utilisant des matériaux plus légers et en travaillant sur la structure. Tout ceci, sans dégrader la rigidité et la sécurité du modèle.
Le futur Renault Kangoo en dix points
Troisième génération du ludospace Renault
Présentation au Salon de Genève 2015
Lancement : été 2015
Plateforme de Scénic
Cinq portes, deux coulissantes à l’arrière
Longueur inchangée : 4,22 m
Moteurs essence : de 90 à 115 ch
Moteurs diesel : de 75 à 110 ch
Version électrique Z.E. (été 2016)
Tarif : à partir de 14 000 €