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LA CFTC MCA

Toute l’actualité du bassin de la Sambre

Salaires, conditions de travail, licenciements, fermetures d'usine...
Les raisons de ce mécontentement sont nombreuses


À Jeumont, l'usine ThyssenKrupp condamnée : 42 salariés sur le carreau
Jeudi 16 avril, les rares salariés présents sur le site accusaient le coup : « Il paraît qu'on va être recyclés, mais pour moi, c'est la fin des haricots », résumait l'un d'eux. « On s'en doutait un peu, confiait un autre. On travaille beaucoup pour Renault et ses sous-traitants, on chômait une semaine sur deux. Avec la crise, on savait bien qu'il arriverait quelque chose. » Certains y ont pourtant cru jusqu'au bout : « Ça fait longtemps qu'on nous dit que ça va fermer, ça a toujours été comme ça depuis le temps des Laminoirs, racontait un jeune ouvrier. Le plus dur ce sera pour les anciens, c'était plus qu'une boutique pour eux, c'était toute leur vie. Au-dessus de 50 ans, vas-t-en retrouver du boulot. » De fait, la majorité des salariés ont plus de vingt ans d'ancienneté. Parmi eux Bernard, quatre décennies passées dans l'usine : « Je ne sais pas si vous vous rendez compte, c'est des gens qui ont travaillé 30 ou 40 ans ici. J'ai 57 ans, j'en avais 17 quand j'ai commencé... » À l'époque, l'entreprise comptait 320 salariés

La procédure de fermeture de CBS-Louvroil enclenchée
A l'usine CBS de Louvroil, où travaillent cinquante-sept personnes dans la production de pièces profilées en acier pour le bâtiment. les six sites français de CBS-France, du groupe Corus, lui-même détenu par le géant indien de l'acier Tata, sont concernés par une restructuration qui va se traduire par 133 suppressions de postes sur un effectif total de 223 salariés et la création de 62 postes, soit une perte sèche de 71 emplois. Trois sites vont fermer, en l'occurrence Allinges, en Haute-Savoie, Camaret-sur-Aigues, dans le Vaucluse et Louvroil.

Chez Myriad à Louvroil
La société, qui emploie 550 salariés, produit des éléments métalliques utilisés dans le bâtiment, comme des bardages ou des faux plafonds .L'entreprise métallurgique Myriad de Louvroil, héritière de l'emblématique Fabrique de fer, est touchée comme d'autres par la conjoncture actuelle. La production connaît des périodes d'arrêt.

Le bassin de la Sambre est en danger


En septembre 2008, le bassin affichait un taux de chômage de 12,1 %, contre 10,3 %dans le Nord et 7,2 % sur l'ensemble du territoire français. Et la situation ne s’est pas améliorée. Au mois d'août, ils étaient 9 990 demandeurs d'emploi sur l'arrondissement. On en comptait 11 910 en septembre et 12 100 en octobre. Une hausse de 6,5 % en un an contre "seulement" 1,4 % dans le Nord-Pas-de-Calais, qui compte 179 297 chômeurs. En Février, 1 912 demandeurs d’emploi supplémentaire se sont inscrit dans le Sambre-Avesnois. Des chiffres qui affolent et deviennent inquiétant et qui grossissent d’avantage chaque jour. Si ce constat continue, nous courrons à la catastrophe !!!

 

C’est un réel scandale !!!


Partout en France, des entreprises mettent la clé sous la porte et licencient à tour de bras, officiellement pour cause de crise mondiale. « Chômage partiel », « départs volontaires » ... Au moment où l’Etat, avec l’argent des contribuables, a encore mis la main à la poche en débloquant 7,8 milliards d’euros pour l’automobile, « Pièces à conviction “magazine de la rédaction nationale de France 3” » a enquêté sur les coulisses de ce plan de sauvetage et sur la réalité des rapports entre les constructeurs et leurs fournisseurs... En position de force, les premiers imposent leur loi, les seconds subissent depuis des années... en silence. Entre plan sociaux et faillites, des témoins brisent la loi du silence, et dénoncent les étranges méthodes des constructeurs... La crise a bon dos et sert de pretexte aux investisseurs pour aller chercher vers les paradis fiscaux et sociaux un moyen d’engranger encore plus de profit. Nos vie ne les intéressent pas, ce qui compte pour eux est de toujours plus s’enrichir en exploitant la misére de gens qui travaillent pour une bouchée de pain.
Notre devoir n’est-il pas de réagir ??
Nos enfants, nos jeunes, nos anciens, c’est toute une population qui va se retrouver dans la précarité et le désespoir si nous laissons faire. Ne laissons pas filer notre niveau de vie, nos conditions de vie au travail en rivalisant avec les usines LOW COST. Ce que nous avons gagné de génération en génération, nous devons nous efforcer de le transmettre à nos enfants.
Nous devons défendre nos intérêt, nos emplois et défendre notre avenir. Nos enfants souffriront et c’est notre devoir de réagir pour ne pas leur laisser les restes !!!