![]() |
BIENVENUE SUR LE SITE DE LA CFTC MCA |
![]() |
|
LA CRISE AUTOMOBILE ET SES
CONSEQUENCES |
Face à l’ampleur de la crise,
l’angoisse des acteurs du secteur automobile et de ses nombreux sous-traitants
s’accroît dans les entreprises.
Comment en est-t-on arrivé là ?
Bien avant les conséquences de la crise financière mondiale,
La Fédération Métallurgie CFTC avait dénoncée
la politique industrielle de nos entreprises automobiles. La crise actuelle
n’a fait qu’aggraver un phénomène déjà
engagé à partir de 2006.
Aujourd’hui, c’est toute la filière automobile qui est
touchée de plein fouet, de la sidérurgie jusqu’aux manufacturiers
de pneumatiques.
L’automobile est confrontée à une situation sans précédent
depuis le boom industriel de l’après-guerre.
Par rapport aux 69 millions de véhicules produits en 2006, les prévisions
pour 2009 sont des plus pessimistes : 50 millions de véhicules soit
un recul de près de 30%.
Mais, c’est aussi à partir de 2006 que
les Constructeurs français PSA et RENAULT ont fabriqué plus
de voitures hors de France.
En 2008, sur 5 millions de voitures produites par ces 2 constructeurs, 3 millions étaient produites hors de l’hexagone.
Cette politique de délocalisation, dénoncée par la CFTC, prend toute sa mesure au cœur de la crise. Que constatons-nous aujourd’hui ?
L’exemple Renault est particulièrement édifiant,
l’outil de production de Renault est totalement déséquilibré.
Les usines Slovène, Turque et Roumaine tournent à pleine capacité
alors que dans le même temps les sites français ne comptent plus
les jours non travaillés. Et portant des accords de flexibilité
ont été négociés, permettant de répondre
à la compétitivité et à la concurrence déloyale.
Les stratégies industrielles alors avancées par les constructeurs
automobiles étaient de produire les voitures au plus près des
marchés dit émergeants.
S’en est suivi une augmentation très significative des sites
de production dans l’Est de l’Europe.
Pourquoi ? D’abord et surtout parce que la main d’œuvre
y est moins chère. Mais ce qui devait être au départ un
rapprochement des fabrications au plus près de nouveaux marchés
est vite devenu une base d’exportation vers les pays à fort taux
de masse salariale.
Un constat, Logan de RENAULT Dacia remporte tous les succès en France
avec sa gamme qui ne cesse de croître.
Le résultat, amplifié par la crise, les modèles de Renault
Made in France, sont littéralement étouffés par ces véhicules
low-cost lorsqu’ils se situent dans le même segment.
De nombreux sites de fabrication du Made in France sont aujourd’hui
très menacés, Rennes et Poissy pour PSA, Sandouville et Flins
pour RENAULT. Malgré les démentis de fermeture de ces sites,
une décroissance continue des effectifs et une absence de projets importants
prennent la suite des projets déjà industrialisés.
Et face à cela, le projet de Renault de construire un nouveau site
de production à Tanger au Maroc, d’une capacité de 400000
véhicules par an, alors que les sites français cherchent de
l’activité. Ce projet est semble-t-il gelé !
Ce projet doit être arrêté définitivement puisqu’il
menace directement nos sites français.
La Fédération Métallurgie CFTC
s’interroge sur l’absence de réflexion globale sur le produit
automobile de demain.
Un constat, le consommateur n’est pas suffisamment écouté
par rapport à ses attentes du produit automobile. Le constructeur fabrique
un produit et essaie de le vendre. Or cette logique est en train de changer.
On doit produire ce que l’on vend, surtout dans un contexte de crise tel que nous le subissons aujourd’hui. L’argument principal pour vendre une automobile est devenu le prix. Presque toutes les couches sociales mettent en priorité ce facteur d’achat, à tel point qu’on assiste aujourd’hui, en examinant les chiffres, des ventes automobiles, à une bipolarisation, d’un côté le bas de gamme et de l’autre le très haut de gamme.
Les dirigeants de l’automobile doivent se positionner par rapport à ce nouveau défi d’après crise, en associant à la fois les consommateurs mais aussi les partenaires sociaux dans les stratégiques industrielles qui engageront l’avenir de nos sites de production.
L’activité des équipementiers et sous-traitants
du secteur automobile français souffrent en parallèle avec le
secteur automobile dont elle dépend essentiellement.
Parce que trop souvent de structure moins importante, mais aussi et surtout
à cause de la pression imposée par les constructeurs de l’automobile.
Bon nombre d’entreprises de sous-traitances sont laminées.
Chaque jour qui passe alimente la rubrique sociale :
• plans sociaux, licenciements, fermetures d’usines et chômage
partiel font partie du quotidien de salariés toujours plus nombreux
à subir de plein fouet les effets de la crise.
La CFTC demande que les commissaires à
la ré-industrialisation que le gouvernement vient de nommer, soient
chargés de surveiller et d’empêcher les licenciements que
l’on peut taxer de confort.
Les salariés touchés par les fermetures d’usines programmées
doivent êtres indemnisés de dommages et intérêts
pour préjudice moral.
Les salariés ne sont pas responsables de la crise.
• Le tissu industriel est exsangue.
• Des hauts fourneaux sont arrêtés.
• Des usines de pneumatiques sont liquidées.
• Le secteur de la plasturgie est moribond.
Que restera-t-il après la crise ?
Sans les équipementiers, plus
de possibilité de fabrication de voitures !
Stop aux plans sociaux, aux délocalisations,
aux fermetures d’usines.
La Fédération Métallurgie CFTC appelle l’Etat Français et l’Europe pour contraindre les entreprises à respecter leurs engagements et à les sanctionner le cas échéant.
La CFTC demande que les acteurs économiques et publics régionaux travaillent ensemble pour anticiper les mutations d’activités, les emplois de demain et les restructurations sur les bassins d’emploi.
La CFTC demande que les salariés et leurs représentants soient associés aux décisions stratégiques de leur entreprise et puissent faire entendre leur voix pour une relance et un maintien des emplois.
Lorsque la machine industrielle redémarrera,
les constructeurs automobiles devront compter sur leurs fournisseurs pour
faire face à la demande.
Le risque est grand de se retrouver devant un autre problème qui serait
« la pénurie de sous-traitance » !
Un exemple significatif nous démontre ce risque
: l’usine MCA de Maubeuge, filiale de Renault SA était à
l’arrêt depuis le 24 avril 2009, pas à cause d’absence
de commandes, mais suite à un conflit chez Faurécia à
Auchel.
Plus une Kangoo n’est sortie de cette usine faute de pièces fournies
par Faurécia.
L’usine Toyota était confrontée au même problème.
Les usines des groupes RENAULT, PEUGEOT et TOYOTA ont rencontré le
même problème avec les différents conflits sociaux chez
leurs sous-traitants comme Valenplast, Wagon Automotive, Vistéon, Acument,
Inoplast, Sonas …
Et demain ? A qui le tour ?
Véritable conséquence d’un acharnement des constructeurs
sur leurs équipementiers ne permettant plus à ces derniers de
conserver une main d’œuvre en France
Dans toutes ces entreprises sous-traitantes, les salariés ont beaucoup donné. Trop donné ! Ils se sont investis au nom de la flexibilité, et au détriment de leur équilibre, de leur vie familiale, de leur pouvoir d’achat.
Aujourd’hui, on les jette comme de simples variables
d’ajustement, on les déplace, on leur supprime des petits avantages
souvent acquis dans la douleur. Véritables otages privés d’augmentation
générale de salaire sous prétexte qu’il faut payer
la crise !
Et qui leur demande ces nouveaux efforts ? Certains dirigeants sans scrupules,
qui touchent jusqu’à 400 fois le salaire de leurs ouvriers.
Scandaleux, indécent et ignoble !
La CFTC condamne les salaires indécents des hauts
dirigeants et demande une juste redistribution des bénéfices
:
• 1/3 pour les salariés
• 1/3 pour les actionnaires
• 1/3 pour les investissements
Plusieurs facteurs vont influer sur le nouveau standart
de la voiture :
Diminution du prix de vente, véhicule plus propre, véhicule
moins gourmand, véhicule moins sophistiqué avec un retour sur
les fondamentaux. Cela ne suffira probablement pas pour garantir ou sauver
tous les emplois de ce secteur.
Il faut dès à présent réfléchir
à des solutions de reconversion pour les entreprises où les
sites qui ne pourront plus participer à ce nouveau départ.
Cela passera nécessairement par un vaste plan de formation.
Nous devons ensemble relever les défis pour la reprise.
La Fédération de la Métallurgie
CFTC veillera à ce que
la valeur du travail retrouve sa place, toute sa place.
Vous n’avez pas à payer la crise.
Alors,
mobilisez-vous !
|
La Fédération
de la Métallurgie CFTC appelle tous ses syndicats, ses délégués,
ses adhérents, les salariés à se mobiliser dans
la grève lors de la journée nationale de mobilisation du mardi 26 mai 2009 |

