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RESULTATS FINANCIERS 2011

Renault annonce un free cash flow opérationnel1 de l’Automobile de 1 084 millions d’euros en 2011, en ligne avec la trajectoire fixée dans son plan stratégique Renault 2016 - Drive the Change.
· Chiffre d’affaires du Groupe de 42 628 millions d’euros, en hausse de 9,4 % par rapport à 2010.
· Marge opérationnelle du Groupe de 1 091 millions d’euros, soit 2,6 % du chiffre d’affaires, contre 1 099 millions d’euros et 2,8 % en 2010.
· Résultat d’exploitation du Groupe de 1 244 millions d’euros, contre 635 millions d’euros en 2010.
· Contribution des entreprises associées de 1 524 millions d’euros contre 1 289 millions d’euros en 2010.
· Résultat net de 2 139 millions d’euros, contre 3 490 millions d’euros en 2010 qui incluait une plusvalue de cession de 2 milliards d’euros liée à la vente des actions B détenues dans AB Volvo.
· Free cash flow opérationnel positif de l’Automobile à 1 084 millions d’euros, y compris 627 millions d’euros de variation favorable du besoin en fonds de roulement.
· Endettement financier net de l’Automobile de 299 millions d’euros, en baisse de 1 136 millions d’euros par rapport au 31 décembre 2010.

Le résultat net s’établit à 2 139 millions d’euros, contre 3 490 millions d’euros en 2010 qui incluait cependant une plus-value de 2 000 millions d’euros liée à la cession, en octobre 2010, des actions B détenues dans AB Volvo. Le résultat net part du Groupe s’élève à 2 092 millions d’euros (7,68 euros par action).
Le free cash flow opérationnel de l’Automobile à 1 084 millions d’euros est supérieur à l’objectif. Il résulte du maintien des résultats opérationnels dans un contexte marqué par différentes crises (contraintes
d’approvisionnement, dette souveraine) et d’une gestion très rigoureuse du besoin en fonds de roulement et des investissements dans un environnement économique incertain.
Cette performance permet pour la troisième année consécutive une baisse de l’endettement financier net de l’Automobile qui atteint un niveau historiquement bas à 299 millions d’euros au 31 décembre 2011, en baisse de 1 136 millions d’euros. Le Groupe a conduit en 2011 une politique de réduction de la dette brute de l’Automobile en remboursant par anticipation les 2 milliards d’euros restant dus sur le prêt de l’Etat français, tout en maintenant la réserve de liquidité de l’Automobile à un niveau élevé, à 11,4 milliards d’euros, contre 12,8 milliards d’euros
en 2010. Le ratio d’endettement net sur fonds propres s’établit à 1,2 % à fin 2011 (contre 6,3 % à fin 2010). Conformément à la politique annoncée lors du plan Renault 2016 - Drive the Change, un dividende de 1,16 euro par action, qui représente les dividendes reçus par le Groupe en 2011 pour ses participations dans les entreprises cotées, sera soumis à l’approbation de la prochaine Assemblée générale des actionnaires.
PERSPECTIVES 2012
En 2012, le marché mondial (VP+VU) devrait progresser de 4 % par rapport à 2011. L’évolution contrastée des marchés par Région persistera en 2012. Hors Europe, les marchés poursuivront leur croissance, notamment au Brésil (+5 %) et en Russie (+8 %). Dans un contexte économique encore très incertain, le marché européen devrait baisser de 3 à 4 %, avec un marché français en baisse de 7 à 8 %. Fort de son dynamisme à l’international, de lancements majeurs (Lodgy, Clio IV, Zoe,…), d’une nouvelle gamme de moteurs Energy et de la mise en oeuvre de la nouvelle identité design, Renault devrait poursuivre la croissance de ses ventes, en ligne avec les objectifs fixés par le plan Renault 2016 - Drive the Change.
Le Groupe vise en 2012 un free cash flow opérationnel de l’Automobile positif, avec des frais de R&D et d’investissements inférieurs à 9 % du chiffre d’affaires du Groupe.


RESULTATS CONSOLIDES DU GROUPE


L’inauguration, la semaine dernière, de la toute nouvelle usine Renault, implantée à Tanger, Maroc, a été largement évoquée par la presse parisienne, marocaine et algérienne.

En France d’abord, ce projet, un investissement d’un milliard d’euros, ravive le débat sur la délocalisation et sur la politique de désindustrialisation, un vocable cher à la gauche française.

La droite, au pouvoir aujourd’hui, s’en réjouit, elle, estimant rentable une délocalisation dans un pays ami, de surcroit, proche des cercles de décisions. Ce projet mené à terme sous l’aile tutélaire de la droite, pourrait cependant ne pas aboutir, si la gauche arrivait au pouvoir ; il fallait faire vite, parce que le temps pressait, dans une France en campagne électorale ou presque.

Des représentants de l’Etat français siègent au conseil d’administration de Renault, ils n’ont pas, pour autant, l’influence nécessaire pour infléchir la politique ou l’orientation voulue par le groupe. L’usine de Tanger fait partie des objectifs fondamentaux réalisés par le gouvernement marocain, une grosse machine a été ainsi mise en marche et à peu de frais, en fait, parce que la main d’œuvre y est bon marché.
Le groupe Renault devrait ainsi tailler dans la masse salariale, sans avoir à négocier quoi que ce soit avec le partenaire, c’est le fruit de la délocalisation, une politique qui n’a pas que de mauvaises conséquences, ainsi que le prétend la droite. Les voix discordantes qui continuent à alimenter le débat sur cette politique et les offres d’emplois qu’elle a dégagées, au Maroc comme en Chine, d’ailleurs, alors que le chômage augmente dans l’Hexagone, ne pourront, eux, réfréner l’ardeur de ses partisans.

Au Maroc, la réaction des médias est restée mitigée, des journaux ont abondamment commenté cette inauguration, d’autres en ont fait leurs Unes. En Algérie, ce sont les propos du Pdg de Renault qui ont retenu l’attention de la plupart des journaux. Carlos Ghosn, a parlé du projet en négociation avec les autorités algériennes, de manière générale.

Il n’a, en réalité, rien rajouté à ce que l’on savait déjà : «les discussions sont en cours, nous sommes extrêmement intéressés mais pour l’instant il n’y a pas d’aboutissement». Il a également ajouté que «Renault est la première marque en Algérie (…) si le gouvernement algérien souhaite une usine en Algérie, nous préférons que ce soit une Renault.»

Ces déclarations ont fait réagir le ministre de l’Industrie, de la promotion de l’investissement et des PME. Benmeradi a rappelé que le PDG de Renault a dit que
«si l’Algérie est intéressée par une usine, Renault est la plus intéressée et c’est positif».

Le constructeur français avait déjà identifié des sous-traitants algériens pour les intégrer dans le projet de cette usine qui devrait produire dans une première phase 75 000 véhicules particuliers par an. Reste cependant une variable, celle des délais que le ministre n’évoque pas. Pas de calendrier clair, pour la mise en oeuvre d’un tel chantier. Le premier véhicule sorti d’une usine montée en Algérie, tout le monde en parle depuis des années, mais à chaque fois, l’échéance est repoussée. Le patron de Renault, lui, peut toujours évoquer ce projet, sans contours, pour l’instant. Quand, sera-t-il concrétisé ? Autre question, le groupe Renault est-il en mesure dans le contexte d’aujourd’hui de mettre en place une usine au Maroc et une autre en Algérie ? Y aura-t-il des débouchés pour sa production régionale ? Autant de questions restées pendantes.


Renault : délocalisation décidée en interne, rejetée à l’extérieur
L’inauguration, la semaine dernière, de la toute nouvelle usine Renault, implantée à Tanger, Maroc, a été largement évoquée par la presse parisienne, marocaine et algérienne.


"une démocratie "
repose sur des principes qui découle " d'un contrat social"


Il s'agit du rapport du peuple à " ses déclarées élites(financières et politiques).
garder des privileges ou des avantages "par un groupe de français" ( quel que soit leur merite),qui dépassent " le raisonnable en matière de revenus ( salaire et BONUS, concernant les grands patrons --- RENAULT , LVMH, et autre à hauteur de plus de quatre millions d'euros par an), ou d'elus de la REPUBLIQUE ne participant pas à " des reductions meme provsoire, de leurs indemnités, ou de quelque avantage, n'augurent en rien de l'avenir " d"elites ploutocratiques" qui meritent de moins en moins le respect " de la volonté générale"; tot ou tard, "dans la douleur" dans la "fureur parfois", le peuple se reveille, et se livre à une opération dite(mains propres) " mani puliti", avec tous les exces que l'on a connu dans l'histoire recente, LOUIS XVI y a perdu la tete, malgré NECKER et TURGOT, "voulant engager des reformes financieres et fiscales ( années 1782 - 1788), et furent remercier "par le ROI , sur la pression des lobbies aristocratiques. les exces d'hier ('sous LOUIS XVI) ont été à la genèse de la REVOLUTION, malgré la réunion de la dernière chance, des " DES ETATS GENERAUX", pour notre bonheur, " le systeme electoral meme imparfait, " reste rassurant, et la correction des abus et des exces dénoncés, reste possible. dans une REPUBLIQUE où l'on doit encore espèrer de nos élites.

"Sujet : HONTE !!! AU SENAT

Vérifiez vous même sur Internet avec “prime de chauffage des sénateurs” Un de ++++ en ce moment cela tombe de tous les cotés !!! à chacun de se faire son idée !!!

Sujet : HONTE !!!! La prime de chauffage des sénateurs. Et si on supprimait la prime individuelle de chauffage des fonctionnaires du Sénat pour économiser 3,4 millions d'euros par an ?
Dans la série "" cherchons des économies"", on tombe parfois sur des perles. Selon le magazine Capital, ""les fonctionnaires du Sénat sont payés trois fois plus cher que leurs collègues de l'État"" Comment expliquer un tel écart ?
En raison d'une accumulation de primes dont bénéficient ces fonctionnaires bien spécifiques. Un seul exemple : le versement d'une prime individuelle... de chauffage ! Non seulement l'intitulé prête à sourire (y a-t-il des problèmes de chaudière au Palais du Luxembourg ?), Le calcul de cette prime laisse rêveur : elle est indexée sur les cours du pétrole. comme ceux-ci sont régulièrement à la hausse, il fallait s'y attendre : la prime a littéralement explosé. "Elle est passée de : 1500 euros par an en 2000 à 4035 euros en 2011"",
Selon Capital en la supprimant, l'État économiserait donc 3,4 millions d'euros par an
Dans la même série, un sénateur touche une prime informatique de 1000 Euros par mois .... une honte ... ils doivent changer d 'ordinateur tous les 15 jours ... ou alors ils les revendent à bas prix ...
Le Sénat c'est aussi:
- 6,7 milliards placés en actions , en obligations et dans l'immobilier

- Une retraite pleine au bout de deux mandats

- Sans compter divers avantages "sociaux".

- Ainsi, première aberration, le Sénat récupère la CSG pour

-enrichir sa propre caisse sociale !!! dont les remboursements sont singulièrement généreux pour tous.

Notamment en ce qui concerne les lunettes, les soins dentaires et même les médicaments remboursés sans exception, à 90%.
Demandons-nous pourquoi nos gouvernants, tous parti politique confondu , ne veulent pas appliquer les bonnes solutions pour diminuer la dette . Plus il y a de déficit et plus les dépenses de nos élus sont indécentes, à croire qu'en désespoir de cause ils veulent mettre le pays au fond du trou . Il y a un bon coup de balai à donner, de tout bord politique...


LE PATRIOTISME INDUSTRIEL

À QUELLE SAUCE ALLONS-NOUS ÊTRE MANGÉS !!!

En plein débat sur la réindustrialisation en France, Renault inaugure jeudi au Maroc sa nouvelle usine de Tanger, qui sera sa deuxième tête de pont pour développer sa gamme de véhicules "low cost" aux portes de l'Europe. Le PDG du constructeur automobile français Carlos Ghosn et le roi du Maroc Mohammed VI sont attendus pour l'occasion.

LES SYNDICATS FRANÇAIS SONT SUR LEURS GARDES.
Pour le gouvernement marocain, le site doit permettre de développer une industrie automobile pour l'instant quasi inexistante dans le royaume (hormis l'usine de Somaca à Casablanca) et d'y attirer des sous-traitants pourvoyeurs d'emplois.?

Rabat a déroulé le tapis rouge au groupe français, exonéré d'impôt sur les sociétés pendant cinq ans et de taxes d'exportation. L'Etat marocain a aussi mis à disposition les infrastructures (autoroute et rail) et financé un centre de formation pour le personnel.
Pour Renault, l'usine est aussi d'un enjeu primordial. C'est sa première inauguration depuis celle de Curitiba, en 1998 au Brésil. Tanger, où le groupe a investi environ 1 milliard d'euros, est destiné à devenir un pôle central dans son développement.
Le terrain de 300 hectares se situe à 30 kilomètres du nouveau port de Tanger Med. En face à 14 kilomètres, on aperçoit l’Espagne, Algésiras. Les deux tiers de l’espace soit 13 hectares sont réservés à Renault. C’est de là que partiront les bateaux pour l’Europe. Les ports français sont à 48 heures de trajet !!!
Dans un premier temps, entre 150.000 et 170.000 véhicules seront produits chaque année sur une ligne de montage, avec trois équipes se relayant. Une seconde ligne est prévue à partir de 2013 pour faire monter la production annuelle à 340.000 unités, voire à 400.000 en travaillant des weekends.


L’ambition de Renault est d’en faire le site le plus performant du groupe, avec les mêmes standards de qualité et à des coûts inférieurs à ceux du site roumain. Le salaire mensuel net d’un ouvrier est inférieur à 250 euros nets par mois au Maroc, contre 446 euros en Roumanie.
Lors du lancement du projet à l'automne 2007, Carlos Ghosn avait dit vouloir en faire l'usine "la plus compétitive" de l'alliance Renault-Nissan. Depuis, le partenaire japonais de Renault s'est retiré du projet, obligeant la Caisse des Dépôts marocaine à prendre le relai.?Le chantier a aussi connu des déboires avec des pluies diluviennes qui l'ont paralysé pendant trois mois. Finalement, le groupe français a tenu les délais.

 

Le premier m odèle à sortir des lignes sera le "Lodgy", un monospace de 5 à 7 places. Il sera commercialisé au printemps sous la marque Dacia (filiale roumaine de Renault) en Europe et dans le périmètre méditerranéen, et sous celle de Renault ailleurs. Suivront un petit utilitaire, puis un troisième modèle encore tenu secret.?Ces véhicules viendront compléter la gamme "low cost" du groupe, qui compte actuellement la petite berline Logan et ses dérivés, la Sandero et le 4x4 Duster. Actuellement fabriqués à Pitesti (Roumanie) pour l'Europe, ils pourront après 2013 être assemblés au Maroc. Le constructeur compte assoir sa position dominante sur le marché marocain, où il s'est vendu l'an dernier environ 120.000 véhicules et qui pourrait doubler, voire tripler dans les années à venir, selon ses prévisions.?Mais la grande majorité de la production de Tanger est destinée à l'export.
Il y a cinq ans, Carlos Ghosn expliquait que 90% de la production du site serait dédiée au marché mondial et "pas seulement européen", et 10% "au marché marocain, d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient, voire de quelques pays d'Afrique".
Renault se garde bien de donner plus de détails sur la destination finale de ces véhicules et de la part qui sera vendue en Europe de l'Ouest et particulièrement en France.

DES PLANS DE STRATÉGIE INQUIÉTANTS
Notre principale crainte et de voir une concurrence faite au monospace Scénic et à notre utilitaire Kangoo voir pire encore, de cannibaliser les ventes, et à terme en finir avec nos produits. Les actionnaires applaudissent peut-être, mais les salariés français, eux, ne peuvent que s'inquiéter. Carlos Ghosn multiplie les ouvertures d'usines à l'étranger, il ne fait qu'adapter au compte-gouttes notre outil de production.
Ces évènements nous obligent à s’interroger sur la stratégie du groupe dirigé par Carlos Ghosn, car si son souhait est de réduire le personnel en France (environ 100 emplois par an sur MCA) et une baisse de (4606 personnes entre 2008 à 2010 selon les bilans). Le risque à moyen terme et de transformer des milliers de salariés français en jetons de casino pour un énorme banco sur le tapis de jeu de l’industrie automobile mondiale.
Le sujet du "patriotisme industriel" ou du "made in France" s'est d'ores et déjà imposé dans le débat de la présidentielle, les candidats de gauche et du centre tentant d'avancer diverses solutions pour favoriser la production en France ou la relocalisation de sites partis à l'étranger.

Il est grand temps que ce débat sur l’avenir de l’industrie automobile en France prenne une dimension nationale. Pour sa survie, il faut aussi que les salariés se saisissent, et cela, dès maintenant.

Crise : les salaires des grands patrons s'envolent

Jackpot pour les grands patrons

Après trois années de baisse, les rémunérations des patrons du CAC 40 ont rebondi de 34% en 2011 selon le cabinet de conseil Proxinvest. Revenu moyen : 4,11 millions d'euros.

Voilà qui ne va pas réconcilier l'opinion publique avec les grands patrons français. Après trois années de baisse, les rémunérations (salaire fixe et bonus) des dirigeants ont repris le chemin de la hausse, et ce, de façon « spectaculaire », selon un rapport publié mardi par la société de conseil aux actionnaires Proxinvest. Les patrons du CAC 40 ont en effet perçu en 2011, au titre de l'exercice 2010, une rémunération moyenne de 4,11 millions d'euros. Soit un bond de 34% par rapport à l'année précédente.

Bernard Arnault et Carlos Ghosn ex aequo
Dans le trio de tête des patrons les mieux payés de France figure en première place Jean-Paul Agon, avec un pactole de 10,7 millions d'euros. Derrière le big boss de L'Oréal pointent ex æquo, Bernard Arnault et Carlos Ghosn. Le patron de LVMH et celui de Renault ont touché chacun 9,7 millions d'euros, au titre de 2010. Au total, une dizaine de dirigeants ont dépassé le plafond de 240 SMIC jugé « socialement acceptable » par Proxinvest. Outre messieurs Agon, Arnault et Ghosn, on retrouve dans cette liste Bernard Charlès (Dassault Systèmes, 9,5 millions d'euros), Franck Riboud (Danone, 7,7 millions), Maurice Levy (Publicis, 6,2 millions), Christophe Viehbacher (Sanofi-Aventis, 6,1 millions), Arnaud Lagardère (4,9 millions), Henri de Castries (Axa, 4,9 millions) et Lars Olofsson (Carrefour, 4,8 millions). Le revenu de ce dernier, qui quittera la présidence du distributeur en juin en raison de résultats médiocres, déclenche les foudres de Pierre-Henri Leroy, président de Proxinvest, qui n'hésite pas à parler de « rémunération de l'échec. »

Les "petits" patrons gagnent huit fois moins que leurs homologues du CAC 40
Ces montants sont par ailleurs sans commune mesure avec les émoluments des dirigeants de sociétés moyennes : les valeurs composant l'ancien indice SBF 250 ont vu la rémunération moyenne de leur patron diminuer de 17%, au titre de 2010, à 511.000 euros en moyenne. Un montant huit fois moindre que celui du CAC 40. « Les sociétés de taille moyenne recourent peu aux options et autres rémunérations basées sur la performance », explique Proxinvest.

Le million d'euros de bonus devient la norme
En effet, les bonus, censés récompenser les performances à court terme, ne représentent pas moins du tiers des rémunérations totales des dirigeants du CAC 40. Ils se sont envolés de 35%, au titre de l'exercice 2010, à 1,37 million d'euros en moyenne. « Le million d'euros de bonus devient la norme, au sein du CAC 40 », constate Proxinvest. « Certes, les résultats 2010 avaient été plutôt bons. On comprend donc que les bonus aient augmenté. Mais, de 35%, tout de même... », s'étonne le cabinet de conseil. Et de pointer du doigt les bonus d'Henri de Castries et de Martin Bouygues. Le patron d'Axa a reçu deux millions d'euros de rémunération variable « malgré la baisse du résultat opérationnel » de l'assureur, s'indigne Proxinvest, et le président de Bouygues a continué à toucher un bonus maximal (soit 150 % de son salaire fixe), en dépit du plongeon de 19% du bénéfice net du groupe de BTP.

Les rémunérations fixes... augmenten
« Il faudrait réduire sensiblement la part des bonus dans les rémunérations pour augmenter celles des options et des actions, qui sont des incitations à long terme », estime Proxinvest. Qui s'insurge également contre la hausse de 6% des rémunérations... fixes. Le cabinet de conseil milite donc en faveur d'un vote des actionnaires sur la rémunération des dirigeants, à l'image du « Say on pay » qui existe au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique ou bien encore en Allemagne. Pour l'heure, les actionnaires des groupes français n'ont leur mot à dire que sur les indemnités de départ, les régimes de retraite et les enveloppes d'options et d'actions gratuites.
Maigre consolation pour les salariés et les actionnaires, si les grands patrons français gagnent mieux leur vie que leurs homologues néerlandais et belges, ils sont en revanche moins bien rémunérés que leurs confrères italiens, espagnols, allemands et, surtout, britanniques. La rémunération moyenne des grands chefs d'entreprise outre-Manche dépasse les 6 millions d'euros, d'après l'ECGS (Expert Corporate Governance Service).

Sans lui, ça n'existerait pas... sans VOUS, ça n'existerait plus

Les Restos du cœur, ou plus formellement Les Restaurants du cœur - Les Relais du cœur, est une association créée, en France, par Coluche en 1985 et ayant pour but d'aider et d'apporter une assistance aux personnes démunies en leur distribuant gratuitement de la nourriture.

Cette association a pour particularité d'avoir bénéficié du soutien de plusieurs personnalités françaises, dès ses débuts, et d'une vaste couverture médiatique, ce qui retient l'attention de la classe politique, permet d'établir de nouvelles lois, et attire la participation de nombreux bénévoles.
Les Restos du cœur se composent en France d'une association nationale et de 117 associations départementales. Des associations distinctes, mais de nom et d'actions similaires, sont aussi actives en Belgique et en Allemagne

En mémoire de Coluche, L'Histoire d'un Mec

Renault : Excellents résultats en 2011, bonnes prévisions pour 2012

Renault affiche un nouveau record de ventes en 2011 avec 2,72 millions de véhicules vendus dans le monde grâce à sa progression à l'international, tandis qu'il a souffert en Europe.

Les ventes totales du groupe (marques Renault, Dacia, Samsung Motors) ont augmenté de 3,6% par rapport à 2010, année où il avait déjà établi un record de ventes. Ces chiffres avaient déjà été partiellement dévoilés la semaine dernière lors du Salon automobile de Detroit. Les ventes ont progressé « malgré les fortes contraintes d'approvisionnement et perturbations liées au tsunami japonais » ainsi qu'à des difficultés dans l'approvisionnement d'un petit moteur diesel, selon le communiqué.

Ceci a été rendu possible par une progression de 19,2% des ventes hors d'Europe, qui représentent à présent 43% du total, contre 37% en 2010. Le Brésil, où le constructeur français a renforcé ses capacités de production, est devenu le deuxième marché du groupe derrière la France mais devant l'Allemagne, la Russie et la Turquie. En Corée du Sud en revanche, les ventes se sont effondrées de 30%.
Se développer en Inde

En Chine, premier marché automobile mondial, ses ventes sont restées confidentielles (24.000 unités). Renault, qui n'a pour l'heure pas d'usine en Chine, compte s'y implanter entre 2014 et 2016 avec l'aide de son allié japonais Nissan partenaire du chinois Dongfeng dans une coentreprise. Renault, contrairement à PSA Peugeot Citroën, a ainsi pu compenser la faiblesse du marché automobile européen où ses ventes ont baissé de 5,7% l'an dernier. En France, elles ont reculé de 7,5% et sa part de marché s'établit à 26,1%. Au sein du groupe, les ventes de la marque Renault ont progressé de 6,8% et représentent 83% du total, tandis que celles de la marque à bas coûts Dacia ont glissé de 1,8% « principalement pour des raisons de contraintes d'approvisionnement liées au tsunami ».

En 2012, Renault compte encore progresser « sur les marchés porteurs hors d'Europe ». Outre le Brésil et la Russie, le constructeur veut « devenir un acteur important » en Inde, un marché en pleine croissance, avec le lancement de trois nouveaux modèles. En Europe, où il pronostique un recul du marché automobile de 3 à 4% (-7 à -8% en France), « le groupe consolidera ses positions ». Il table sur le lancement de nouveaux modèles, notamment la dernière génération de Clio et trois véhicules Dacia.

Désindustrialisation : près de 900 usines françaises ont été fermées en trois ans

Quelques 880 sites industriels ont été fermés en France depuis 2009 et environ 100.000 emplois industriels ont été perdus durant la même période, selon une étude de la société Trendeo publiée mercredi par Les Échos. Pendant la même période de trois ans ont été créés 494 nouveaux sites, ce qui laisse donc un solde négatif de 385 usines en moins, dit Trendeo.
La "désindustrialisation" s'annonce comme un thème majeur pour la présidentielle de 2012, alors que le taux de chômage est au plus haut depuis 1999, une situation parmi les plus graves de la zone euro.

Selon Trendeo, 400 usines ont fermées en 2009 juste après le début de la crise des "subprimes" et encore 200 cette année. Le phénomène touche des sites emblématiques comme le sidérurgiste ArcelorMittal à Gandrange en Lorraine, que Nicolas Sarkozy avait promis de sauver, mais aussi des petites et moyennes entreprises (PME) comme une usine de boites de conserves à Brive-la-Gaillarde en Corrèze.

Concernant les aménagements, il y a eu 879 décisions d'extension mais 1.170 annonces de réduction des effectifs, dans la même période 2009-2011.

Le bilan final est d'environ 100.000 emplois perdus, selon Trendeo. La perspective reste négative en 2012 avec une entrée en récession annoncée de l'économie française et des perspectives internationales médiocres.

Le sujet du "patriotisme industriel" ou du "made in France" s'est d'ores et déjà imposé dans le débat de la présidentielle, les candidats de gauche et du centre tentant d'avancer diverses solutions pour favoriser la production en France ou la relocalisation de sites partis à l'étranger.

Dette publique et argent virtuel !

Une nouvelle baisse du pouvoir d'achat en vue pour les ménages et les familles...
Après l'annonce du nouveau plan de rigueur présenté par le Premier ministre, les conséquences inquiètent fortement la CFTC. Elles vont impacter une nouvelle fois le pouvoir d'achat des ménages. D'autant plus que ces mesures conduisent à une réelle paupérisation des salariés et de leur famille, déjà tant sollicitées. Elle reste persuadée que ce plan risque de tuer la croissance. Pour la relancer, il faut donner la priorité à l'emploi et au pouvoir d'achat des Français !

Alors qu'il s'agirait aujourd'hui de s'assurer d'une meilleure répartition des richesses produites, la CFTC déplore que la majorité des réformes annoncées pèsent une nouvelle fois sur les salariés:
- la hausse de la TVA à taux réduit relevée de 5,5 % à 7 %, va forcément ponctionner les revenus des salariés, notamment les plus défavorisés ;
- l'indexation des prestations sociales sur la croissance est une mesure injuste.
- L'augmentation des allocations familiales prévue en janvier 2012 de 2,3 % passant à 1 % au 1er avril 2012, va encore fragiliser sur les familles les plus modestes et générer une perte nette de pouvoir d'achat en raison de l'inflation ;
- la suppression de la loi Scellier est une nouvelle attaque au système social français. Cette dernière permettait de combler l'insuffisance de logements sociaux, et favorisait l'accès au logement pour les familles les moins aisées. Aujourd'hui, c'est une remise en cause sévère.
- l'âge légal de départ à 62 ans avancé d'un an, à 2017 : la CFTC déplore que les retraites servent à payer le déficit ! Avant d'initier de telles mesures, il serait nécessaire d'offrir un emploi à tous nos jeunes ! Il faudrait assouplir le dispositif en prenant réellement en compte le problème de la pénibilité et des personnes ayant travaillé tôt et ayant tous leurs trimestres.
« Il faut reparler des salaires et notamment du partage de la richesse produite. Aujourd'hui, ce partage se fait en omettant des salariés. Il faut obliger les grandes entreprises à mieux redistribuer la richesse produite et redonner du pouvoir d'achat aux salariés afin de favoriser la croissance » déclare Jacques Voisin.
« Le taux d'imposition sur les sociétés est en principe de 33 %. En réalité, il est de 8 % en moyenne pour les grandes entreprises et de 22 % pour les PME ! Il est grand temps que les grandes entreprises soient davantage sollicitées ! » affirme Jacques Voisin.


Et pourtant des solutions équitables et justes existent. La CFTC réitère ses propositions :

- Taxer les transactions financières spéculatives et mettre en place une fiscalité inversement proportionnelle à la durée de détention des titres.
- Instaurer un ISF sur les personnes morales : se traduisant par une taxe sur le capital immobilisé à des fins non productives (placements immobiliers, financiers...), obligeant les entreprises à réaliser des investissements créateurs de richesse et d'emploi. Pour la CFTC, l'entreprise a pour fonction principale d'entreprendre et de produire : une relance de la politique industrielle est indispensable.
- Réformer en profondeur la fiscalité afin de redonner du pouvoir d'achat aux salariés et aux familles.
L'emploi doit être le moteur de la croissance, la fiscalité doit être remise à plat équitablement et le logement doit rester une priorité : voilà le leitmotiv de la CFTC.

Ecoutez son interview sur RMC dans l'émission "Bourdin & Co" de Jean-Jacques BOURDIN du 7 novembre 2011

La future usine Algérienne de Renault à Bellara ?
Selon le ministre de l'industrie algérien, et même si les négociations se poursuivent, la future usine Renault qui devrait voir le jour en Algérie, pourrait être implantée selon toute vraisemblance à Bellara.

Selon le ministre, “90% des questions ont été réglées et nous poursuivons les négociations uniquement sur les détails avec le groupe Renault et nous espérons arriver à un accord avant la fin de cette année. Les négociations se poursuivent avec la partie française sur d’autres détails de ce projet qui sera réalisé selon la règle 51/49 relative aux investissements étrangers en Algérie”. Par ailleurs, “l’usine pourrait être réalisée à Bellara dans la wilaya de Jijel”.

Cette usine, qui devra fabriquer 75 000 véhicules puis 150 000 véhicules dans un second temps, devait au début du projet être implantée à Alger sur le site de la Société nationale de véhicules industriels.

La France compte entre 4,5 et 8,2 millions de pauvres selon la définition adoptée... Depuis 2002, la pauvreté augmente.

La définition de la pauvreté :
Un individu est considéré comme pauvre quand son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Ce seuil habituellement utilisé était de 50 % du niveau de vie médian en France, tandis qu’Eurostat (organisme européen) privilégie le seuil à 60 % qui est désormais le plus fréquemment publié. Le niveau de vie médian coupe la population en deux : autant gagne moins, autant gagne davantage.

Définir la pauvreté est toujours une construction statistique. L’écart entre les seuils de 50 et 60 % le montre bien : le taux de pauvreté va presque du simple au double selon que l’on utilise la première ou la seconde définition.

En dépit des objectifs de Bruxelles visant à diminuer la misère d'ici dix ans, le programme européen d'aide alimentaire aux plus démunis est menacé. La défense des plus pauvres n'intéresse-t-elle plus ?

Elle s'est pourtant accrue dans la décennie 2000, explique Julien Damon. Et sortir 20 millions de personnes de l'exclusion d'ici à 2020 est une priorité de l'Union européenne rappelle László Andor. La politique sociale ne doit donc pas être sous-estimée, insiste Nicole Maestracci. Sauf que, lance Patrick Kanner, l'action de la majorité actuelle est choquante, puisqu'elle sanctionne les démunis au lieu de les aider… Il ne faut pas faire payer la crise aux pauvres, conclut Najat Vallaud-Belkacem.
8,2 millions de pauvres en France. En août, l'Insee donne le chiffre pour l'année 2009. Il concerne les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté (avec moins de 954 euros mensuels). La hausse entre 2008 et 2009 est de 4 %.
Une situation sanitaire préoccupante. D'après un rapport publié par l'association Médecins du monde (MDM) à l'occasion de la Journée internationale du refus de la misère (le 17 octobre) sur l'accès aux soins des plus démunis, la recrudescence de la pauvreté mettrait la France au seuil d'un "krach sanitaire". On constate notamment une hausse de la tuberculose considérée comme une "maladie de la pauvreté".
4 millions de personnes sans complémentaire santé. 30 % des personnes non protégées par une complémentaire santé renoncent aux soins pour cette raison, d'après l'enquête "Santé protection sociale 2008".
Femmes enceintes et enfants. 8 % des femmes enceintes qui sont passées par les centres de MDM étaient sans domicile et 68 % n'avaient pas accès aux soins prénataux ordinaires.

12 % des patients reçus sont âgés de moins de 18 ans - la moitié ayant moins de 7 ans. Seulement un tiers des enfant de moins de 6 ans sont à jour dans leurs vaccinations. Les pourcentages sont calculés sur la base des 38 606 consultations effectuées par MDM en 2010.
Hébergement d'urgence. 133 000 personnes vivent actuellement dans la rue. Seuls 400 logements sont prévus pour les personnes en sortie de rue, dans quatre villes de France.
Demandeurs d'asile. En 2010, 20 % des demandeurs d'asile ont été déboutés, 30 % environ ont une place dans les logements prévus en Centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA).

Le nouveau Kangoo arrivera en 2015

Le concept-car Frendzy présenté au Salon de Francfort donne un aperçu de ce que pourrait être le futur Kangoo de la marque au losange. Nous nous sommes amusés à créer cette nouvelle génération (la troisième) en nous inspirant de ce petit prototype présenté au salon allemand.

Le Kangoo actuel est né en 2008. Pour Renault il s’agissait de donner à cette deuxième génération de son ludospace des caractéristiques plus modernes. En lui greffant la plateforme du Scénic, le modèle a fait un véritable bond en avant du point de vue de son comportement routier, de son confort et aussi de sa modularité. Cet effort technique, le Losange devrait le faire fructifier avec la prochaine génération du Kangoo, prévue pour 2015. Si la base devrait être reprise pratiquement telle quelle, les changements seront sans soute importants. Ils concerneront en particulier l’aspect visuel du véhicule. A ce titre, le concept-car Frendzy donne quelques indications sur le style du nouveau modèle. En revanche, du côté de l’architecture, alors que le Frendzy est doté de portes antagonistes (côté gauche), coulissante à l’arrière côté droit et tout cela sans pied milieu, il y a fort à parier que les ouvrants actuels seront conservés (2 portes arrière coulissantes) ainsi que les pieds milieux qui sont chargés de rigidifier la caisse… Tout au plus pouvons nous imaginer que l’habitacle sera encore plus convivial qu’aujourd’hui, avec une multitude d’équipements dédiés au multimédia, davantage d’espace de rangement, etc.

Du nouveau sous le capot
Les quatre concept-cars (Dezir, Captur, R-Space et Frendzy) proposés par Renault depuis l’arrivée du designer néerlandais Laurens van den Acker, sont chargés de nous informer sur le futur style du Losange. Si en matière de véhicule de série, il est trop tôt pour voir les changements, la version restylée de la Twingo (présentée au Salon de Francfort) montre que Renault veut que tous ses modèles disposent sur leur face avant d’un sigle hypertrophié intégré à une sorte de fausse calandre servant de lien entre les deux projecteurs. Pour le reste, flancs échancrés, carrosserie plus ronde, ce sont les nouveaux modèles, dont le Kangoo 3, qui les adopteront.
En ce qui concerne les motorisations de ce futur modèle, Renault devrait se servir des nouveaux moteurs (présents eux aussi à Francfort) : 1.2TCe de 115 ch en essence et 1.5 dCi de 110 ch en diesel avec stop/start de série. Les futurs trois cylindres essence 0,9 l de la marque pourraient également s’inviter dans le compartiment moteur du ludospace. Enfin, désireux de réduire le plus possible la consommation, le Kangoo devrait bénéficier d’un meilleur aérodynamisme grâce à une diminution de sa hauteur et un léger adoucissement de sa ligne. L’autre moyen de réduire l’appétit de cette auto passera par une réduction de son poids en utilisant des matériaux plus légers et en travaillant sur la structure. Tout ceci, sans dégrader la rigidité et la sécurité du modèle.
Le futur Renault Kangoo en dix points
Troisième génération du ludospace Renault
Présentation au Salon de Genève 2015
Lancement : été 2015
Plateforme de Scénic
Cinq portes, deux coulissantes à l’arrière
Longueur inchangée : 4,22 m
Moteurs essence : de 90 à 115 ch
Moteurs diesel : de 75 à 110 ch
Version électrique Z.E. (été 2016)
Tarif : à partir de 14 000 €

Les pays émergents deviendraient les premiers producteurs automobiles en 2012

Selon le cabinet PwC, "pour la première fois dans l'histoire, le nombre de véhicules produits par les marchés émergents sera plus important que le nombre de véhicules produits par les marchés matures".

La production automobile mondiale devrait s'accélérer en 2012 grâce aux pays émergents d'Asie, Chine en tête, qui devraient représenter plus de la moitié du taux de croissance attendue l'an prochain, a estimé le cabinet PwC (PricewaterhouseCoopers) dans une étude publiée cemercredi. Selon le cabinet, la production mondiale du secteur devrait croître de 8,8% en 2012, après une augmentation de 6,3% attendue en 2011. L'augmentation en volume prévue l'an prochain (6,7 millions d'unités pour une production totale de 82,7 millions) sera imputable pour 60% aux pays émergents d'Asie, contre 44% en 2011.

"Pour la première fois dans l'histoire, le nombre de véhicules produits par les marchés émergents sera plus important que le nombre de véhicules produits par les marchés matures", a indiqué PwC dans son étude. Le cabinet estime que ce basculement restera le thème dominant du secteur automobile au cours des années à venir, puisque près de 57% de la production mondiale devraient provenir d'Asie-Pacifique entre 2010 et 2017, dont 38,6% de Chine.

"Nous avons un taux d'équipement moyen pour l'Union européenne compris entre 500 et 600 véhicules pour 1.000 habitants, alors qu'en Chine nous sommes toujours à 40 pour 1.000 habitants et en Inde à 16 pour 1.000 habitants", a souligné Gérard Morin, de PwC, au cours de la conférence de presse.

"Si la cible de la Chine était le taux d'équipement de 500 pour 1.000 du marché allemand, au rythme de production actuel il lui faudrait 30 ans pour l'atteindre", a-t-il souligné. Par contraste, l'Europe devrait stagner autour de +0,1% en 2011, après +1,1% attendu cette année. "Le marché de l'Union européenne confirme son statut de marché mature, et qui dit marché mature dit marché de renouvellement", a déclaré Gérard Morin.

Après les primes à la casse instaurées lors de la crise de 2008-2009, le rajeunissement du parc sera cette fois encouragé par l'entrée en vigueur des nouvelles normes environnementales. L'Europe sera la première région du monde à introduire en 2012 un objectif moyen de 130 grammes de CO2 au kilomètre pour les voitures vendues sur son sol, contre 140 grammes d'émissions moyennes constatées l'an dernier.

L’usine Renault de Tanger ouvrira ses portes début 2012
Les premiers bâtiments de la future usine Renault de Tanger commencent à sortir de terre, en prévision d’une inauguration début 2012. Elément essentiel de la stratégie low cost du constructeur, ce site pourrait rapidement passer de 170.000 à près de 400.000 véhicules par an, qui seront exportés à 95 %, en particulier vers l’Europe. Investissement : au moins 800 millions d’euros.

Implantation de Renault-Nissan à Tanger

Renault n’a assemblé l’an dernier que 25 % de ses voitures sur le sol français, et ce ratio n’est pas près de s’améliorer avec l’usine en construction à Tanger (Maroc), qui ouvrira ses portes début 2012. Car ce nouveau site annoncé en 2007, qui travaillera à 95 % pour l’exportation, essentiellement pour l’Europe selon un dirigeant de Renault, a vocation à monter rapidement en régime, pour répondre à la forte demande sur les véhicules économiques de la gamme Dacia.
Pour son inauguration dans moins de deux ans, les capacités prévues sont de 170.000 unités par an. Mais très vite, la production de Tanger devrait croître à hauteur de 360.000 véhicules par an, voire 400.000, car « l’usine roumaine de Pitesti est au bord de l’asphyxie » et ne peut plus guère accueillir de nouveaux programmes, selon un familier de l’entreprise. Ses capacités de production de 350.000 véhicules par an sont presque arrivées au maximum. Pas grand-chose à voir avec les volumes du futur fourgon Master, qui se chiffrent en dizaines de milliers, dont le ministre de l’Industrie Christian Estrosi, défenseur du « made in France », a salué avant l’heure le « retour » dans l’Hexagone, à Sandouville (opération calée pour 2013).

Recrutement de 6.000 salariés:
Signe de l’importance que revêt Tanger pour le constructeur, Renault a prévu de mobiliser un investissement de 800 millions à 1 milliard d’euros, en fonction des types de véhicules qui y seront fabriqués, et de recruter sur place 6.000 salariés.
Deux programmes seront lancés pour commencer, qui seront vendus sous badge Dacia. Il devrait s’agir de modèles appelés en interne J92 et K67, des noms de code qui recouvrent respectivement un nouveau monospace compact et une sorte de version Dacia du petit utilitaire Renault Kangoo, sans doute trop cher pour séduire tous les publics.
La gamme low cost du groupe compte certes déjà une fourgonnette (Logan Van), mais celle-ci, dérivée de la Logan break, est basse et longue, alors qu’une forte demande existe sur des véhicules urbains plutôt hauts et courts. Quant au segment du monospace compact, qu’il a lui-même inventé en 1996 avec son premier Scénic, le groupe de Carlos Ghosn prendra un certain risque en cannibalisant ce qui reste aujourd’hui comme l’une de ses rares « vaches à lait ». Le positionnement du véhicule Dacia devra être calé au millimètre, car le discours de la marque sur « l’achat malin d’un véhicule sans superflu » risque d’être aussi entendu par une partie des clients des actuels Scénic, affichés beaucoup plus chers.

De nombreux atouts:
Un troisième modèle, dont les plans sont jalousement gardés (L46), serait aussi promis au Maroc : il s’agit « d’une Logan badgée Renault, avec un positionnement haut de gamme », selon une source industrielle. Une nouvelle petite bombe en préparation ? Son statut n’est pas encore clair, certains chez le constructeur avançant même que ce projet n’est plus d’actualité.
Pour produire ces futurs modèles à des prix serrés, Renault dispose de nombre d’atouts : des coûts de main-d’oeuvre du Maroc représentant à peine 20 % de ceux de la France, des exonérations de TVA procurées par le statut de zone franche de Tanger Méditerranée, la présence locale d’équipementiers partagés avec l’autre usine de Renault dans le pays (Casablanca) et le futur port promis comme très efficace. Située juste en face du détroit de Gibraltar, l’usine n’est pas très éloignée par bateau des ports français comme Sète ou Saint-Nazaire, beaucoup moins excentrée en tout cas que le fief de Dacia en Roumanie.